La 20e chambre civile de la cour d'appel de Liège a entendu jeudi les dernières plaidoiries au procès qui oppose Georges Geury, un Namurois de 68 ans qui s'était lourdement blessé lors de la réception d'un saut en parachute lors d'un baptême, au centre Skydive de Spa. L'homme tente de faire reconnaître la responsabilité du centre mais Skydive conteste avoir commis une faute. Le 13 septembre 2004, cet homme avait participé à un saut en parachute en tandem avec un moniteur chevronné. Mais le saut s'était déroulé dans de mauvaises conditions météorologiques. Après avoir sauté de 4.000 mètres et traversé un nuage de grêlons à 1.500 mètres, le tandem avait été victime d'une accélération subite à l'approche de la piste en raison d'un vent soufflant à 70 kmh. Georges Geury, qui mesurait 31 centimètres de plus et pesait 58 kilos de plus que son moniteur, n'avait pas relevé les pieds à l'atterrissage. Il avait supporté le poids de son moniteur lors de la chute et s'était blessé au genou et aux pieds. Il a conservé une incapacité de 6 pc. Georges Geury prétendait que le saut avait été organisé dans de mauvaises conditions, après un simple briefing d'une dizaine de minutes et en dehors des conditions de sécurité optimales. L'ASBL Skydive a contesté, par l'intermédiaire de Me Godefroid, avoir commis une faute. L'avocat estime qu'un accident s'est produit à la suite d'un événement imprévisible qui n'est pas imputable au centre de saut. Le relevé de la météo démontre que le saut n'était pas interdit et que ce saut a été effectué dans les normes. L'atterrissage ne devait pas poser problème. Mais le client n'a pas respecté les instructions. L'arrêt sera prononcé le 31 mai