L'ordonnance rendue le vendredi dernier par la chambre du conseil de Bruges confirmant le maintien en détention de Bernard Wesphael ne nécessite pas d'intervention complémentaire du parlement wallon, a affirmé mardi soir le président de l'assemblée, Patrick Dupriez, après s'être vu transmettre ce document à titre confidentiel par le procureur général près la cour d'appel de Gand. A la suite d'informations circulant dans les médias selon lesquelles la demande de libération de Bernard Wesphael aurait pu être refusée par la cambre du conseil de Bruges notamment parce qu'à cause de la fonction de parlementaire du prévenu, l'opinion publique risquerait de ne pas comprendre qu'il sorte de prison, le président du parlement wallon avait sollicité lundi, du procureur général du parquet de Gand, une copie de l'ordonnance. Celui-ci a ajouté qu'il informerait ses collègues que l'ordonnance de la chambre du conseil de Bruges du 4 avril contient des considérations d'ordre et de sécurité publics qui ne corroborent pas les informations précitées et ne supposent pas aujourd'hui selon moi d'intervention supplémentaire du parlement. Le président du parlement wallon a par ailleurs tenu à confirmer que la démarche effectuée dans le strict cadre de l'article 59 de la Constitution respecte scrupuleusement la séparation des pouvoirs, notion fondamentale qui n'exclut pas une coopération entre ces pouvoirs, l'ensemble de ceux-ci ayant pour finalité le bon fonctionnement de l'Etat.