La fusillade survenue mardi vers 12h30 place Saint-Lambert, à Liège, a fait quatre morts, dont l'auteur des faits et 123 blessés répartis dans différents hôpitaux liégeois, selon le dernier bilan officiel. Le pronostic vital de certaines victimes, dont l'une souffre d'un traumatisme crânien grave, est toujours engagé. Le CHR de la Citadelle a accueilli entre 12h46, heure de l'admission du premier blessé, et 16h30, un total de 31 victimes de Nordin A. , ce Liégeois de 32 ans auteur d'une fusillade après avoir jeté quatre grenades sur les abribus de la Place Saint-Lambert, au centre de Liège. Le CRH Citadelle a dû admettre au bloc opératoire trois personnes et deux aux soins intensifs. La nature des blessures des 31 personnes transportées au sein de l'établissement hospitalier liégeois n'a pas été précisée. La plupart des victimes sont âgés d'une vingtaine d'années, a expliqué Daniel Ransart, directeur du CHR, qui s'est dit révolté par cet acte inconscient à une heure de grande affluence. Le CHU du Sart Tilman et le CHU Notre Dame des Bruyères ont, eux, pris en charge un total de 14 personnes. Le CHU a envoyé au poste médical avancé, situé dans la cour du Palais des Princes Evêques, trois services de réanimation afin de soigner les blessés les plus grièvement touchés. L'un d'entre eux, âgé de 20 ans et souffrant d'un traumatisme crânien grave suite à un impact de projectile, a été transporté au CHU. Son état de santé reste préoccupant, confirme Vincent d'Orio, le chef du service des Urgences du CHU. Trois personnes ont été admises pour des traumatismes abdominaux consécutifs à des impacts de projectiles. Leur état de santé est sous contrôle, d'après le responsable des urgences. Dix autres personnes ont été blessées suite à des impacts de corps étrangers périphériques. Toutes ces personnes resteront hospitalisées durant 24 heures car les médecins craignent des complications respiratoires dues à l'exposition au souffle de l'explosion. Toutes ces victimes sont âgées entre 18 et 22 ans et plusieurs d'entre elles proviennent de Crisnée, Oreye, Wanze ou Andenne. Le plan MASH a très bien fonctionné, d'après les autorités hospitalières, grâce entre autres aux soins apportés aux victimes les plus grièvement atteintes sur les lieux du drame. Des antennes psychologiques ont été prévues pour les familles des victimes dans les différents hôpitaux de la région liégeoise - Belga -