Le verdict sur la culpabilité est attendu en cours d'après-midi dans le cadre du procès de Motahir Muhammod, un Bangladais de 48 ans accusé de l'assassinat de son épouse. Motahir Muhammod est suspecté d'avoir tranché la gorge de son épouse la nuit du 27 au 28 juillet 2012. L'accusé et son épouse, Shifa Begum, étaient hébergés dans un centre pour réfugiés de la Croix-Rouge à Noncevaux . Ils étaient arrivés en Belgique sous une fausse identité et avec leurs trois enfants en mai 2012. Ce couple, formé lors d'un mariage arrangé en 2003 au Bangladesh, réclamait l'asile. Lundi matin, la partie civile a insisté sur les faits d'assassinat qui sont reprochés à Motahir Muhammod. Selon Me Georges Rigo, tuteur des enfants du couple, il n'existe pas de doute raisonnable sur la culpabilité de l'accusé. Pour l'avocat général Laurence Maudoux, Motahir Muhammod a éliminé sa femme car, en faisant croire qu'elle avait été tuée par un tiers, il imaginait qu'il obtiendrait le droit de séjour en Belgique. La défense, forme par Me Nève et Me Berbuto, a rappelé sa demande d'acquittement et a souligné qu'il n'existe pas de charges suffisantes pour le condamner sur la base d'un assassinat. Le jury a entamé sa délibération en fin de matinée. L'arrêt motivé sur la culpabilité est attendu en cours d'après-midi