L'avocat général Véronique Laurent a requis jeudi devant la cour d'assises de Liège la culpabilité de Georges Rossion pour l'assassinat de Corinne Vranken. Le ministère public a soutenu que ce Visétois de 49 ans avait bien prémédité l'homicide volontaire de son ex-compagne. Corinne Vranken avait été frappée de 15 coups de marteau le 5 mars 2013 à Loën par Georges Rossion. Elle a été condamnée à mort par Georges Rossion, sans témoin et sans procès. Sur la table de l'autopsie, la victime était défigurée, totalement méconnaissable, a souligné l'avocat général dès le début de son réquisitoire. Pour Véronique Laurent, Georges Rossion a bien commis un homicide volontaire sur Corinne Vranken. Il a fait preuve de persévérance lorsqu'il a porté au moins 15 coups de marteau sur le crâne de la victime. Après avoir donné les premiers coups qui n'étaient pas encore mortels, il a poursuivi son ex-compagne autour de la table pour l'achever. Ces 15 coups de marteau ont causé des impacts importants et un délabrement du cerveau. Cela témoigne de son acharnement et de la violence extrême déployée. En défonçant le crâne de Corinne Vranken, il savait qu'il allait la tuer. Il y a mis le temps et il y a mis la force, a exposé l'avocat général. Le ministère public a ensuite démontré que les faits commis par l'accusé ont été prémédités. L'avocat général a souligné que Georges Rossion est un homme impulsif, rigide, égocentrique, jaloux et dominant. C'est un tyran domestique qui refuse de se remettre en cause. Par ses différentes interventions au cours du procès, il a confirmé sa personnalité. Il est dans le déni des faits. Il considère encore que Corinne Vranken porte la plus grande part de responsabilité dans cette issue dramatique, a relevé l'avocat général. L'accusation estime que la préméditation des faits remonte au 22 février 2013. C'est à cette date que Georges Rossion avait découvert son ex-compagne qui embrassait un autre homme dans la cuisine de sa maison. Depuis ce jour-là, il cherchait à discuter avec Corinne Vranken. Et, dans le chef de Georges Rossion, on sait ce que signifie 'discuter' avec Corinne Vranken, a précisé l'avocat général en évoquant les menaces et les violences qu'il lui imposait régulièrement en cas de contrariété. Corinne Vranken s'était confiée à une amie depuis le 22 février 2013 car elle était persuadée que Georges Rossion allait la tuer. Soit elle devait revenir à lui sous la menace d'un marteau, soit il mettait sa menace à exécution. Georges Rossion s'est donné les moyens d'arriver à ses fins. Il a ruminé les faits depuis le 22 février. C'est lui qui a eu le mot de la fin. La défense plaidera à 15 h