La cour d'assises de Liège a constitué mercredi après-midi un jury de 6 femmes et 6 hommes pour juger Samuel Weertz, un Liégeois de 22 ans accusé d'avoir commis l'assassinat de la Stavelotaine Alicia Damoiseaux. La jeune fille âgée de 16 ans avait été étranglée par l'accusé après avoir accepté de l'accompagner chez lui. Les débats au fond débuteront lundi à 9h00 par la lecture de l'acte d'accusation. Alicia Damoiseaux avait disparu le 21 août 2010 après avoir passé une partie de la nuit dans le Carré à Liège. La jeune Stavelotaine avait été retrouvée morte le lendemain dans la cave de l'immeuble où Samuel Weertz était locataire d'un appartement. L'autopsie avait démontré qu'elle avait été étranglée après avoir reçu plusieurs coups violents. La jeune fille et une amie avaient quitté Stavelot le vendredi 20 août 2010 pour aller s'amuser à Liège. Elle y avait fait la connaissance de Samuel Weertz qu'elle avait accepté d'accompagner chez lui. Le couple avait entretenu durant cette nuit des relations sexuelles consenties. Samuel Weertz avait affirmé qu'après avoir entretenu des relations sexuelles avec Alicia Damoiseaux, celle-ci lui avait révélé l'existence d'un petit ami. Il ne l'avait pas accepté et avait demandé à la jeune femme de quitter son appartement. Les deux protagonistes se seraient ensuite énervés. Selon cette version, Samuel Weertz aurait repoussé Alicia Damoiseaux en l'agrippant par le cou. Il avait précisé que la victime avait heurté un mur puis était tombée dans les escaliers. Mais cette version des faits n'est pas corroborée par les différentes expertises réalisées durant l'enquête. Samuel Weertz est accusé d'avoir commis l'assassinat d'Alicia Damoiseaux. Il répondra également de faits de tortures sur une mineure d'âge et sera défendu par Me Jean-Paul Reynders et Me Marie-Madeleine Dubois. Les parties civiles seront représentées par Me Jean-Dominique Franchimont et Me Dominique Aarts. Le procès présidé par Stéphane Goux devrait durer 5 jours. Les débats au fond débuteront lundi à 9h00 par la lecture de l'acte d'accusation de l'avocat général Marianne Lejeune