La cour d'assises de Liège a constitué mercredi après-midi un jury composé de 7 femmes et 5 hommes en vue de juger Roland Roloux, un Liégeois de 43 ans accusé de l'assassinat de Marc Namotte. Les débats au fond débuteront lundi à 9H00 par la lecture de l'acte d'accusation. Roland Roloux avait tué Marc Namotte à coups de chaise et de tournevis le samedi 29 juin 2013 dans la rue Aux Ruelles à Vottem. Marc Namotte avait été atteint d'une vingtaine de coups de tournevis à la tête. Roland Roloux avait directement fait des aveux sur le caractère volontaire de l'homicide mais il avait toujours contesté la préméditation des faits. Roland Roloux hébergeait Marc Namotte, un SDF originaire de Herstal qui émargeait au CPAS. Mais il avait voulu mettre fin à cette situation et avait déjà expulsé Marc Namotte à plusieurs reprises. Celui-ci était pourtant chaque fois parvenu à s'imposer chez Roland Roloux. Le jour des faits, Roland Roloux avait une nouvelle fois expulsé Marc Namotte de son domicile. Il lui reprochait de ne pas participer aux frais de la colocation, de boire et de consommer des médicaments. En voyant revenir Marc Namotte, il avait vu rouge et s'était emparé d'un tournevis et d'une chaise avant de se précipiter sur lui. Marc Namotte avait été atteint d'une vingtaine de coups de tournevis à la tête, de coups à la gorge et de coups de chaise au thorax. Son corps avait été retrouvé sur le devant de l'habitation de Roland Roloux. A l'époque des faits, Roland Roloux était inconnu de la justice. A l'inverse de la victime, qui avait comparu devant la cour d'assises de Liège dans les années '90 pour avoir étouffé son bébé de 4 mois, Roland Roloux présenterait une personnalité sans histoire. Il avait été arrêté le jour des faits et avait manifesté des remords. Il semblait désorienté par l'acte qu'il venait de commettre et évoquait un acte spontané. L'avocat général Didier Maréchal accuse Roland Roloux de l'assassinat de Marc Namotte. Roland Roloux sera défendu par Me Jean-Louis Gilissen et Me Maxim Töller. Les débats présidés par Myriam Wilmart devraient durer 5 jours et débuteront sur le fond dès lundi à 9H00 par la lecture de l'acte d'accusation