Plusieurs témoins ont décrit mardi devant la cour d'assises de Liège le contexte dans lequel les faits se sont déroulés au procès d'Adrian Fundacescu, un Roumain de 25 ans accusé d'avoir violé et tué une habitante d'Aywaille en mai 2011. La victime était seule en rue, vers 1h00 du matin, lorsqu'elle a été sexuellement agressée par Adrian Fundacescu. Les faits reprochés à Adrian Fundacescu s'étaient déroulés à Aywaille la nuit du 20 au 21 mai 2011, vers 1h30. La victime, âgée de 39 ans, avait été agressée en pleine rue puis contrainte par la force de suivre son agresseur avant d'être violée, étouffée et étranglée. Le corps de la victime avait été découvert le 21 mai 2011 vers 16h00 par des touristes néerlandophones installés dans un camping de la région. Lors d'une balade, des jeunes gens avaient décidé d'entamer une partie de cache-cache à proximité du chemin. Un des participants de ce jeu avait découvert les jambes de la victime qui débordaient de branchages. Le camouflage du corps n'était pas total et semblait avoir été réalisé avec précipitation. Le corps n'était pas en décomposition mais des insectes volaient à proximité. Plusieurs personnes qui habitaient non loin du lieu des faits semblent avoir entendu les cris de la victime lors de l'agression sexuelle. Ces témoins auditifs ont confirmé que, vers 1h30, une femme a poussé des hurlements. Selon un homme qui a été réveillé, le mot non a été distinctement prononcé par une voix féminine. Durant la soirée qui a précédé les faits, la victime avait fréquenté un café d'Aywaille avec l'homme qui était son compagnon depuis 2 ans. Il s'agissait d'un vendredi qui devait permettre au couple de décompresser. Tous deux avaient consommé de fortes quantités d'alcool et s'étaient séparés en cours de soirée pour fréquenter deux cafés différents. Peu après 1h00, la victime, mécontente de ne pas avoir été rejointe par son compagnon, avait décidé de rejoindre seule son domicile. Adrian Fundacescu avait fréquenté le même café que la victime. Une cliente a raconté qu'il lui avait fait croire qu'il n'avait plus d'argent et qu'elle lui avait offert son verre. L'accusé avait ensuite adopté un comportement un peu trop expressif à son égard. Il souhaitait m'impressionner par sa force physique et danser, a précisé cette cliente qui l'avait éconduit. Selon les différents témoins qui l'ont connu, la victime était une femme aimable et conviviale. Elle se montrait généreuse et joyeuse mais pas provocante. Son compagnon a exposé qu'elle menait une vie paisible et qu'elle l'avait aidé à se sortir des difficultés. La journée de mercredi sera consacrée aux auditions d'autres témoins ainsi qu'aux présentations des rapports des experts psychologues et psychiatres. -Belga-