Jonathan Pirotte a contesté lundi lors de son interrogatoire devant la cour d'assises de Liège la qualification de vol avec circonstance aggravante de meurtre qui lui est reprochée. L'accusé a reconnu un vol commis avec des violences mais il a contesté l'intention de causer la mort de Madeleine Rixhon-Coibion. Le 23 juin 2007 en soirée, Jonathan Pirotte s'était introduit dans une villa située à proximité de lac de Warfaaz à Nivezé pour y commettre un vol. Il avait été surpris par l'habitante des lieux et l'avait frappée à coups de crosse de pistolet d'alarme. Madeleine Rixhon-Coibion, une Spadoise de 83 ans, était décédée quelques heures après les faits des suites de ses blessures. Lors de son interrogatoire par la présidente Catherine Urbain, Jonathan Pirotte a confié qu'il est devenu orphelin à l'âge de 11 ans. Sa maman est décédée d'une leucémie. Quelques mois plus tard, son père est mort lors d'un accident de chasse. A l'âge de 18 ans, Jonathan Pirotte a touché une indemnité de 32.000 euros à la suite du décès de son père. Cette somme a été dilapidée en 4 mois, principalement pour de la drogue ou des dépenses inutiles. Jonathan Pirotte connaissait la famille de la victime pour avoir effectué pour son compte divers petits travaux durant deux années. Il a reconnu qu'il avait planifié de commettre un vol au préjudice de la famille Coibion. Il visait principalement le fils, gérant d'un commerce de meubles. L'accusé avait confié à plusieurs de ses amis qu'il allait commettre ce vol car il avait besoin d'argent. L'accusé, qui a souligné qu'il allait dire toute la vérité lors de ce procès, a révélé qu'il a commis ce vol seul, contrairement à de précédentes déclarations dans le dossier. Jonathan Pirotte s'était adressé à certains de ses amis pour obtenir des cagoules et des gants ou pour se faire véhiculer. Mais aucun d'eux n'a participé au vol. L'accusé a expliqué qu'il a pénétré dans la maison et qu'il a fouillé les lieux à la recherche d'argent. Puis, il a entendu crier la victime derrière lui et il lui a porté un coup de crosse dans un geste réflexe. Jonathan Pirotte a affirmé qu'il a ensuite obligé la victime, en la tenant par le bras, à lui indiquer où se situait l'argent. Il a trouvé 800 euros alors qu'il en espérait 20.000. Quand la victime a tenté de le retenir, il lui a porté un second coup par réflexe. Mais il conteste avoir frappé la victime pour la tuer. Jonathan Pirotte prétend qu'il a pris peur et qu'il a laissé son sac et le butin sur place. Il a appelé un ami afin de prendre la fuite. Il serait revenu quelques heures plus tard sur le lieu des faits pour récupérer son sac. Une grande partie de l'interrogatoire de l'accusé a été inaudible. Jonathan Pirotte n'a pas été capable d'utiliser correctement le micro malgré les sollicitations répétées de la présidente Urbain. L'accusé, très nerveux, s'est exprimé en précipitant ses mots avec un débit incontrôlable. Les médecins légistes seront entendus durant la journée de mardi.