Les derniers témoins ont été entendus mardi matin devant la cour d'assises de Liège au procès d'Ilija Stevanovic, un gitan d'origine yougoslave âgé de 61 ans accusé du meurtre de son épouse. Le médecin légiste a confirmé que la victime était décédée après avoir reçu un grand nombre de coups.Ilija Stevanovic est accusé d'avoir tué son épouse le 22 décembre 2004 vers 22h00. Mara Trajkovic, une dame âgée de 50 ans, avait été frappée de plusieurs coups extrêmement violents et laissée agonisante sur le bord de la route à Droixhe. Le médecin légiste François Beauthier a confirmé que Mara Trajkovic était décédée peu de temps après son admission à l'hôpital. Elle y avait été transportée alors qu'elle était encore consciente mais en état de choc. Elle souffrait d'une importante hémorragie interne. Opérée d'urgence, la victime était décédée sur la table d'opération. Le foie et le pancréas avaient notamment été atteints par de multiples déchirures.L'autopsie a révélé un très grand nombre de lésions cutanées, récentes et anciennes. Mara Trajkovic avait reçu des coups importants, notamment au visage et dans le dos. La victime présentait aussi dans son côté droit un grand nombre de fractures de côtes. L'expert a relevé au cours de son autopsie des traumatismes qui témoignent de coups très violents portés avec une grande énergie. La cause du décès est une importante hémorragie abdominale.Selon le médecin légiste, les lésions très profondes occasionnées à la victime ne résultent pas de simples coups de poing ou de pieds. L'expert a souligné que ces coups ont été occasionnés avec un degré de violence supérieur. Les coups étaient tellement violents qu'ils étaient comparables aux blessures occasionnées à une personne qui aurait été éjectée d'une voiture en mouvement. Le toxicologue Corinne Charlier a précisé que la victime présentait une légère alcoolémie de 0,85 grammes d'alcool par litre de sang. Mais elle n'avait pas consommé d'autres substances. Un avocat avait assisté à la scène lors de laquelle Mara Trajkovic avait reçu un coup de la part d'Ilija Stevanovic. Il s'agissait d'une fête d'anniversaire qui se déroulait entre gitans. Ilija Stevanovic avait porté un coup de poing à la victime. Mais, heurté par la scène à laquelle il venait d'assister, cet avocat avait décidé de quitter la réunion de famille. A part moi, personne ne semblait offusqué de ce qui venait de se produire, a regretté ce témoin. Les membres de la famille de la victime et de l'accusé ont également été entendus. Mais certains d'entre eux ont préféré ne pas s'exprimer sur les circonstances du décès. La s