Des policiers ont confirmé lundi devant la cour d'assises de Liège que Giovanni Angilella avait été impliqué dans de nombreuses scènes de violence envers sa mère. Durant les mois qui ont précédé les faits, la police était intervenue régulièrement à la suite de scènes de coups. Mais la victime avait toujours refusé de confirmer ses plaintes. Giovanni Angilella est accusé d'avoir tué sa mère le 31 janvier 2011. Ivette Thirion, âgée de 61 ans, avait été victime de nombreux coups portés sur l'ensemble du corps, principalement au visage et au thorax. La cour a entendu les premiers intervenants sur les lieux des faits. Des policiers et des ambulanciers ont découvert la victime qui était installée dans un divan. Les secours avaient été alertés par Giovanni Angilella. Les ambulanciers ont directement constaté que le décès de la victime était suspect car elle présentait un visage couvert d'hématomes. Il y avait aussi des traces de sang dans la maison tandis que l'accusé avait les mains gonflées par les coups qu'il avait portés sur le visage de sa mère. Le juge d'instruction Simone Coelst a rapporté les premières déclarations de Giovanni Angilella en début d'enquête. L'accusé avait expliqué qu'il avait vu rouge lorsque sa mère lui a demandé de quitter son domicile. C'est pour cette raison qu'il l'avait frappée, sous l'influence de l'alcool. Giovanni Angilella avait précisé que sa mère avait tenté de se relever à plusieurs reprises mais qu'il l'a frappée à chaque tentative. C'est uniquement lorsqu'Ivette Thirion a été étourdie que son fils a arrêté de la frapper. Il l'a ensuite aidée à se coucher dans le divan. Giovanni Angilella a également précisé en début d'enquête qu'il a proposé à sa maman d'appeler une ambulance mais qu'elle a refusé pour lui éviter des ennuis. Durant toute une journée, elle est restée allongée dans le divan sans manger et sans se plaindre. Giovanni Angilella a constaté ensuite en début de soirée qu'elle était décédée. Je ne voulais pas la tuer, avait-il précisé au juge d'instruction. Selon le juge d'instruction, Giovanni Angilella s'est toujours montré très désagréable envers ses parents. Il n'avait aucune forme de respect pour eux depuis ses 15 ans. Après la mort du père, Giovanni Angilella a dirigé sa colère contre sa mère. Des policiers ont dénombré un total de 25 interventions pour des scènes de coups et des différends familiaux. Pour protéger son fils, Ivette Thirion refusait de déposer plainte contre lui. La cour a également pu entendre des policiers qui ont été sollicités la veille des faits pour intervenir sur place à la demande de voisins alertés par des cris. Mais en raison d'une autre intervention plus urgente, les policiers ne se sont finalement pas présentés chez Ivette Thirion. Ce n'est que le lendemain matin que des policiers se sont inquiétés de la situation. Ils se sont rendus chez elle mais ont trouvé porte close. Ces policiers pensaient qu'Ivette Thirion et son fils avaient été impliqués dans une querelle habituelle et sansconséquences. Les médecins légistes seront entendus mardi matin.