Depuis lundi, la Cour d'Assises de Liège juge Mahfuza Bhuiyan et son amant Raghbir Singh accusé de l'assassinat d'Abu Shoyeb, un Bangladais de 27 ans qui était le mari de Mahfuza Bhuiyan. Les enquêteurs ont révêlé que les deux inculpés auraient très bien pu échapper à des poursuites judiciaires. En effet, c'est uniquement parce que Mahfuza Bhuiyan avait signalé la disparition de son mari que le cadavre de celui-ci a pu être identifié. Son corps avait été découvert calciné dans une plantation de Looz, dans la région de Tongres mais il semblait impossible à identifier. C'est en tentant de le faire que le lien a été fait avec la liste des personnes déclarées disparues. La victime était arrivée en Belgique trois mois auparavant et ne figurait sur aucun autre registre. Sa brosse à dents saisie chez son épouse a permis d'identifier son ADN. Mahfuza Bhuiyan a avoué les faits dès son troisième interrogatoire. Elle aurait tué Abu Shoyeb car il menaçait de révéler à sa famille leur mariage caché. Son mari l'aurait également fait chanter depuis son arrivée en Belgique.