Le Centre interfédéral pour l'égalité des chances est satisfait que le jury de la cour d'assises de Liège a retenu l'homophobie comme circonstance aggravante lorsqu'il a condamné les quatre auteurs de l'assassinat de Ihsane Jarfi. Dans les cas où le crime est motivé par l'orientation sexuelle de la victime, il ne touche pas seulement la personne elle-même, mais aussi la société dans son entièreté par le signal qu'il envoie, estime le Centre qui s'était constitué partie civile. Ihsane Jarfi avait disparu dans la nuit du 22 avril 2012 et avait été retrouvé mort le 1er mai dans la région de Tinlot. Les quatre accusés ont été condamnés pour avoir perpétré un assassinat avec la circonstance aggravante d'homophobie pour trois d'entre eux et un meurtre avec cette même circonstance aggravante pour le quatrième. Patrick Charlier, le directeur adjoint du Centre, souligne le sentiment de vulnérabilité engendré chez les proches de la victime et chez toutes les personnes homosexuelles par un crime homophobe.