L'avocat général Marianne Lejeune a requis jeudi devant la cour d'assises de Liège une culpabilité d'assassinat contre Gilles Meurice, un Dinantais de 22 ans qui avait tué David Sambon de 5 coups de couteau le 11 juin 2010. Selon l'accusation, Gilles Meurice a exécuté la victime car il avait décidé de s'en débarrasserdéfinitivement. Au cours de son réquisitoire, l'avocat général Marianne Lejeune a dressé un portrait plus précis de Gilles Meurice. Elle l'a d'abord dépeint au travers de ses différentes condamnations depuis sa majorité. C'est dès le lendemain de ses 18 ans que Gilles Meurice était déjà impliqué dans une association de malfaiteurs visant à dealer de la drogue en grande quantité. Son activité lui aurait rapporté entre 6.000 et 10.000 euros par mois. Gilles Meurice a aussi été condamné pour des vols et pour avoir voyagé sans titre de transport, avec un préjudice évalué à 18.459 euros pour la SNCB. Pour le ministère public, Gilles Meurice n'a pas été content de voir que sa précédente compagne l'avait quitté pour David Sambon. Il n'a pas non plus accepté que le jeune homme se détache de la consommation de stupéfiants. Il était en rage et en situation de désarroi durant toute la journée qui a précédé les faits. Il n'a pas su réagir correctement à la frustration. C'est pour cette raison qu'il a décidé de se débarrasser définitivement de David Sambon, a explosé Mme Lejeune. L'avocat général affirme que Gilles Meurice avait pris la décision de tuer David Sambon et a prémédité les faits. Marianne Lejeune souligne que Gilles Meurice a réalisé une escalade dans son agressivité envers David Sambon. Il a d'abord commencé à le taquiner. Puis, il a tenté de le faire réagir contre lui. Ensuite, après 21 h 30, il a décidé de le tuer et l'a attaqué à coups de couteau. L'avocat général a encore précisé que Gilles Meurice a d'abord été confronté à David Sambon et qu'il s'est rendu ensuite dans une cuisine pour se munir d'un couteau. C'est aussi sur ces bases que peut être retenue la préméditation des faits. L'accusation a également évoqué les gestes de l'accusé lors de la scène mortelle. Il a exécuté David Sambon avec un acharnement contrôlé. Il a porté des coups de couteau dans des parties vitales avec une grande précision. Il savait ce qu'il faisait, a soutenu l'avocat général. La défense plaidera en début d'après-midi.