Un des anciens accusés de l'affaire reprochée à François Toussaint a été entendu mardi devant la cour d'assises de Liège. Olivier P., qui tenait un rôle en retrait lors de l'exécution de Manuel Maroquin, a affirmé qu'il avait participé à une mission de protection et d'intimidation. Mais selon cet homme, l'exécution de Manuel Maroquin n'avait pas été planifiée. François Toussaint aurait commis un gros dérapage. François Toussaint est accusé d'être celui qui avait abattu Manuel Maroquin de deux balles dans la tête le 8 mars 2005 à Xhendremael . Manuel Maroquin avait été tué alors qu'il quittait son domicile, un ancien dancing, au volant de sa voiture. Un des accusés du premier procès est encore venu témoigner au début de la septième journée de procès. Il s'agit d'Olivier P., initialement accusé d'avoir participé à l'expédition lors de laquelle Manuel Maroquin avait été exécuté. Olivier P. avait été acquitté de l'assassinat et avait été condamné pour port et détention d'arme illégale. Olivier P. a rappelé qu'il avait été présenté à François Toussaint pour participer à ses formations en sécurité. Cet homme payait ses formations en participant aussi à des missions organisées par François Toussaint. Selon ce témoin, François Toussaint organisait régulièrement des exercices le week-end. C'était notamment le cas lors de la reconnaissance effectuée autour d'une villa. François Toussaint n'avait pas précisé qu'il s'agissait d'une mission réelle. J'ai été chargé de faire une reconnaissance jusqu'au milieu d'un champ. Je devais faire rapport sur la topologie des lieux et sur les accès à une propriété, a indiqué Olivier P. Ce dernier a ensuite été invité à participer à une mission de protection et a été rémunéré par François Toussaint. Il s'agissait de protéger l'homme à la Lancia, Yves Hody. Le soir des faits, le groupe constitué de François Toussaint, Hugues Dewit et Olivier P. s'est rendu chez Yves Hody. Il recevait de nombreux appels et il était terrorisé, a indiqué Olivier P. Yves Hody a décidé de partir. François Toussaint et son équipe ont suivi dans la voiture d'Hugues Dewit. Tous se sont arrêtés sur une place. Puis, François Toussaint a décidé que son équipe allait se rendre chez Manuel Maroquin pour l'impressionner. Selon Olivier P., il s'agissait essentiellement de discuter tout en étant armé pour maintenir un certain niveau de sécurité. Mais il ne s'agissait pas de commettre une exécution planifiée. Les trois membres de l'expédition étaient armés. François Toussaint disposait d'un GP de calibre 9 mm. Même si, initialement, il ne souhaitait pas prendre des armes, il préférait avoir la possibilité de monter en puissance, en fonction de la réponse de Manuel Maroquin. Il était considéré comme dangereux. Nous donnions priorité à une discussion mais, pour moi, cette discussion n'a pas eu lieu, a précisé Olivier P. Selon le témoin, lorsque Manuel Maroquin a démarré le moteur de sa voiture, François Toussaint et Hugues Dewit se sont précipités vers lui. Il y a eu deux coups de feu. François Toussaint est revenu en courant. Hugues Dewit avait été touché. J'étais paniqué car je ne comprenais pas ce qui était arrivé. Cela ne devait pas se passer comme cela. François Toussaint m'a ensuite demandé d'aller nettoyer les deux portières, où des empreintes avaient été laissées, a détaillé Olivier P. Olivier P. a encore ajouté qu'il a le sentiment que François Toussaint a dérapé lors des faits. J'ai le sentiment d'avoir été dépassé par les faits. Cela ne devait pas se terminer ainsi. François Toussaint a commis un gros dérapage en tirant sur Manuel Maroquin, a-t-il terminé