L'avocat général Marianne Lejeune a présenté jeudi matin devant la Cour d'assises de Liège un réquisitoire modéré contre Giovanni Angilella, un Flémallois de 42 ans qui avait tué sa mère le 31 janvier 2011 après lui avoir porté de nombreux coups. Le ministère public n'a pas pu affirmer sa certitude de l'existence d'une intention homicide dans le chef de l'accusé. Giovanni Angilella est accusé d'avoir tué sa mère le 31 janvier 2011. IvetteThirion, âgée de 61 ans, avait été victime de nombreux coups portés sur l'ensemble du corps, principalement au visage et au thorax. Deux thèses différentes peuvent, à ce stade des débats, encore être retenues contre l'accusé. Giovanni Angilella a été renvoyé devant la Cour d'assises de Liège pour une accusation principale de parricide, c'est-à-dire un meurtre avec les circonstances aggravantes de préméditation et du fait qu'il a été commis par l'auteur sur sa mère. Dans ce cas de figure, Giovanni Angilella encourt une peine qui peut aller jusqu'à la perpétuité. Mais une accusation subsidiaire de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort de la victime sans intention de la donner est aussi proposée aux jurés. Si cette version devait être retenue en même temps que des circonstances atténuantes, le ministère public a relevé que le minimum de la peine serait d'un an de prison. Lors de son réquisitoire, l'avocat général Marianne Lejeune a évoqué ces deux thèses à travers une profonde analyse juridique. Marianne Lejeune a d'abord évoqué le fait que Giovanni Angilella a fait vivre un calvaire à sa maman et a fait souffrir celle qui ne pensait qu'à le protéger. Mais elle a appelé les jurés à évaluer la ligne ténue qui départage les deux infractions. Selon le ministère public, le choix est difficile. L'avocat général estime que ce sont plutôt des coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner qui doivent être retenus contre Giovanni Angilella. Le choix est difficile. Mais on ne peut suffisamment démontrer qu'il a posé son geste avec l'intention de donner la mort. C'est une côte brisée qui a entraîné le décès de la victime. Je suis réservée sur l'intention de donner la mort. Giovanni Angilella a-t-il mis tous les moyens en