Samuel Weertz, accusé d'avoir commis l'assassinat de la Stavelotaine Alicia Damoiseaux, a pris la parole lundi en fin de matinée devant la Cour d'assises de Liège. L'accusé a réaffirmé la thèse de l'accident. Il aurait tenté de repousser Alicia Damoiseaux qui serait tombée dans les escaliers. L'accusé a soutenu qu'il n'a pas souhaité la mort de la jeune fille mais reconnaît que ce qu'il a commis est impardonnable. Samuel Weertz a été interrogé lundi en fin de matinée par le président de la cour d'assises de Liège, Stéphane Goux. L'accusé a évoqué un problème de consommation d'alcool qui a débuté à l'âge de 12 ans. La consommation lui permettait de déconnecter, a-t-il affirmé. L'accusé a ensuite évoqué sa rencontre avec Alicia Damoiseaux dans le carré de Liège le 20 août 2010. Ce sont des amis communs qui ont mis la jeune fille en contact avec Samuel Weertz. A l'issue de la nuit, il a proposé à la jeune fille de participer à une after mais il lui a finalement proposé de l'accompagner chez lui. C'était plus pour lui rendre service, car elle voulait dormir. L'idée était que je dorme dans le divan, a expliqué l'accusé. Samuel Weertz a exposé devant les jurés qu'Alicia Damoiseaux était demandeuse d'une relation avec lui. Elle m'a embrassé et elle m'a fait comprendre qu'elle avait envie d'une relation sexuelle. Je lui ai demandé son âge, je n'allais pas dire non. Suite à cette relation sexuelle, elle m'a avoué qu'elle avait un petit ami. Franchement, j'ai été surpris. Dans l'état dans lequel je me trouvais, ce n'était pas une chose à me dire ! Je me suis énervé, je lui ai demandé de partir et elle a refusé, a exposé Samuel Weertz. L'accusé a souligné que la victime était peu vêtue et qu'elle ne voulait pas partir. Son but à lui était de la faire partir. Mon but était qu'elle aille vers la porte, pas qu'elle heurte le mur. Mais elle refusait de partir. Je l'ai empoignée à la gorge, puis j'ai lâché prise. Elle est tombée sur le côté et s'est rattrapée avec les mains. Je l'ai aidée à se relever mais elle avait du mal. Je l'ai encore repoussée mais elle est tombée dans les escaliers. J'ai mis du temps à réaliser la gravité de ce qui venait de se produire, a affirmé Samuel Weertz. Samuel Weertz a également précisé qu'il était stressé et paniqué. Il aurait été dépassé par tout ce qui se serait produit après le constat du décès d'Alicia Damoiseaux. J'ai fait des choses qui n'étaient pas logiques. Je ne savais pas ce que j'allais faire. J'ai caché ses affaires et dissimulé le corps dans la cave. J'étais dépassé par ces événements. Dans ma tête, j'étais à l'ouest. Ce que j'ai fait est impardonnable, a-t-il précisé. Avant l'interrogatoire de l'accusé, les avocats de Samuel Weertz ont présenté leur acte de défense. Ils ont présenté l'affaire comme un immense gâchis que rien ne permettait de prévoir. Personne ne pouvait imaginer ce qui allait se passer. Deux familles ont été anéanties, deux vies ont été brisées. Samuel Weertz avait 19 ans lors des faits. Nous demandons aux jurés de le juger sur ce qui s'est réellement produit et de ne pas se laisser déborder par l'emballement médiatique de ce procès. Nous ne plaiderons pas l'acquittement. Samuel Weertz est responsable du décès d'Alicia Damoiseaux. Mais de quoi est-il coupable ? C'est là que réside la contradiction, a annoncé Me Reynders