La cour d'assises de Liège a entendu mercredi après-midi les derniers témoins dans le cadre du procès de Samuel Weertz, un Liégeois de 21 ans accusé de l'assassinat d'Alicia Damoiseaux. Les témoins de moralité ont affirmé que l'accusé recherchait une femme fidèle et qu'il était opposé aux aventures d'un jour. Les derniers témoins entendus au procès ont dressé le portrait de moralité de l'accusé. La maman de Samuel Weertz a ainsi expliqué que le jeune homme n'a pas bien connu son père biologique mais qu'il avait été élevé par sa mère et le nouveau compagnon de celle-ci selon des valeurs de respect des parents, de l'autorité et du couple. Adolescent, Samuel Weertz a affiché son mal-être et commencé à consommer des drogues. Il ne se sentait pas bien dans sa peau et souhaitait vivre seul pour acquérir une plus grande liberté. Ses parents lui ont alors permis de louer un appartement à Liège. La maman a affirmé qu'il avait des principes rigides dans ses relations avec les femmes mais qu'il n'était pas violent. Il voulait fonder une famille et cherchait la fille qui allait devenir sa femme. Il ne cherchait pas une aventure d'un jour, a précisé le témoin. Des jeunes filles ayant connu Samuel Weertz durant sa scolarité ont confirmé qu'il était respectueux des femmes. Le jeune homme n'avait jamais dépassé le stade de l'amitié avec les filles qui étaient déjà en couple, s'était pas positionné en concurrent d'un petit ami officiel. Plusieurs anciennes petites amies de Samuel Weertz ont évoqué leurs relations avec lui. En accord avec toutes les parties au procès, ces demoiselles n'ont pas évoqué publiquement en détails la nature de leurs ébats sexuels. Les jurés y auront éventuellement accès au dossier lors de leur délibération. Ces jeunes filles ont néanmoins évoqué des relations allant de quelques semaines à plusieurs mois durant lesquelles Samuel Weertz n'a jamais montré de signes de violence. Les ex-compagnes de l'accusé ont évoqué un compagnon gentil, calme, attentionné et tendre. Il offrait des fleurs à certaines d'elles. Lors des ruptures, il se montrait triste mais pas insistant. D'autres témoins qui ont connu Samuel Weertz lorsqu'il a travaillé comme étudiant ont souligné un caractère blagueur et gentil. Samuel Weertz était serviable et respecté de tous. C'était un garçon poli et éduqué qui savait dire bonjour, contrairement à certains autres étudiants jobistes, a confirmé l'employée d'une grande surface. La journée de jeudi sera consacrée au réquisitoire de l'avocat général Marianne Lejeune ainsi qu'aux plaidoiries des parties civiles et de la défense. -Belga-