La cour d'assises de Liège a entamé lundi le procès de Rhami Aygun, un Liégeois de 55 ans accusé de l'assassinat de son ex-épouse. Le 24 août 2008, il avait tué Zeynep Arpaci de six coups de feu. Lors de son interrogatoire par le président Goux, l'accusé a reconnu sa responsabilité dans les faits. Mais il a soutenu qu'il avait tiré après avoir été menacé verbalement par son épouse. Rhami Aygun avait tué son ex-épouse de six balles à Cheratte le 24 août 2008. L'accusé et Zeynep Arpaci , s'étaient mariés en Turquie en 1982 mais étaient divorcés depuis 2000. Rhami Aygun s'était installé en Belgique, rue de Visé à Cheratte, avec ses trois enfants et travaillait en qualité de chauffeur routier. Il vivait avec sa seconde épouse de nationalité néerlandaise. En juin 2008, Zeynep Arpaci était venue de Turquie s'installer chez Rhami Aygun. Elle avait pris possession du domicile. Rhami Aygun fut contraint de vivre en alternance chez sa seconde épouse aux Pays-Bas et chez un de ses enfants. Une quinzaine de jours avant les faits, une dispute aurait éclaté lorsque Rhami Aygun avait voulu récupérer des vêtements lui appartenant. L'acte d'accusation lu par l'avocat général Fabienne Gillet évoque également une certaine jalousie de Rhami Aygun envers son ex-épouse qui aurait évoqué une liaison avec un autre homme. Rhami Aygun aurait intercepté sur le GSM de son ex-épouse un message envoyé par erreur par un inconnu qui faisait état de mots doux. Sur les faits, l'acte d'accusation évoque deux salves de trois coups de feu tirés dans la cuisine. Lors de son interrogatoire par le président Stéphane Goux, l'accusé a confirmé qu'il est bien l'auteur de ces coups de feu. Mais il a replacé les faits dans un autre contexte. Il a précisé que sa femme s'était installée d'autorité chez lui et qu'elle refusait de quitter les lieux. J'avais accepté qu'elle reste quelques semaines mais elle devait ensuite aller s'installer chez mon fils. Mais elle a décidé de rester. Je n'étais pas d'accord car cela allait semer le trouble dans mon couple. J'ai ensuite décidé de faire ma valise mais elle me l'a jetée dans la figure. Elle m'a ensuite provoqué verbalement en prétendant qu'elle avait une liaison avec un autre homme, a précisé l'accusé. Rhami Aygun avait acheté une arme quelques semaines avant les faits, mais il affirme que ce n'était pas dans le but de tuer son épouse. Il prétend qu'il a vu rouge lorsque sa femme l'a provoqué verbalement. Comme elle ne voulait pas partir, j'avais décidé de m'installer en Hollande chez ma deuxième épouse. Elle a menacé d'envoyer son copain chez ma deuxième femme. Quand elle a dit cela, j'ai vu rouge et j'ai pris l'arme. J'ai tiré mais je n'ai pas visé. Je n'avais pas l'intention de la tuer.