L'avocat général Marianne Lejeune a procédé lundi matin devant la cour d'assises de Liège à la lecture de l'acte d'accusation au procès de Raphaël Wargnies, un Malmédien de 36 ans accusé d'avoir commis un assassinat à caractère homophobe. Raphaël Wargnies a refusé de se soumettre à l'interrogatoire du président Dominique Gérard. Le 25 juillet 2012 vers 2 h du matin, Raphaël Wargnies s'était volontairement rendu dans le Parc d'Avroy, déterminé à s'attaquer au premier homosexuel qui croiserait son chemin dans ce parc réputé pour être un lieu de rencontre pour homosexuels. Jacques Kotnik, un homme de 61 ans que Raphaël Wargnies ne connaissait pas, avait reçu au moins six coups de marteau qui lui ont défoncé le crâne et causé sa mort. La personnalité de Raphaël Wargnies a été détaillée lors de la lecture de l'acte d'accusation de l'avocat général Marianne Lejeune. Dès l'âge de 16 ans, Raphaël Wargnies a connu des problèmes de consommation d'alcool. Il a été renvoyé de l'école et a mis fin à ses études. Raphaël Wargnies a déjà effectué plusieurs cures de désintoxication. Raphaël Wargnies est décrit comme un homme agressif, violent et menaçant. Il a besoin de frapper pour évacuer sa colère. A Verviers, il avait défoncé la porte du palais de justice à la hache en voulant récupérer le permis de conduire qui lui avait été retiré. Après avoir démolit la porte d'entrée, il avait repoussé le concierge et menacé de tuer le juge qui avait pris une décision à son égard. Pour expliquer les faits qui lui sont reprochés, Raphaël Wargnies a affirmé lors de l'enquête qu'il a conservé une profonde aversion à l'égard des homosexuels après avoir été victime d'un viol. La nuit des faits, il dit avoir été abordé dans le parc d'Avroy par Jacques Kotnik qui lui a fait des propositions à caractère sexuel. Raphaël Wargnies a attendu que Jacques Kotnik se lève et lui tourne le dos avant de se saisir du marteau qu'il portait à la ceinture et de le frapper au moins six fois à l'arrière du crâne. A l'issue de la lecture de l'acte d'accusation, le président Dominique Gérard a voulu procéder à l'interrogatoire de l'accusé. Mais Raphaël Wargnies s'est levé et a refusé de répondre aux questions. Je ne vais répondre à aucune question sur ma vie ou sur les faits. Je confirme en gros les déclarations antérieures. En gros, c'est cela qui s'est déroulé. Je ne fais aucune déclaration. Je garde le silence, vous gagnerez du temps. Cela ne m'intéresse pas d'être ici. Je ne veux pas répondre pour des raisons personnelles. Le président a tenté de l'interroger sur sa scolarité, sur son alcoolisme, sur le fait qu'il avait tué le chat de sa mère, sur le fait qu'il avait reçu deux balles dans le ventre après un incident avec son père et même sur la reconstitution des faits. Je ne réponds pas !, a lancé l'accusé - belga -