Jacques Kotnik a été tué par au moins six puissants coups de marteau, a indiqué mercredi matin le médecin légiste devant la cour d'assises de Liège. Raphaël Wargnies, un Malmédien de 36 ans, est accusé d'avoir commis un assassinat à caractère homophobe. La victime présentait de nombreuses fractures du crâne Raphaël Wargnies avait tué Jacques Kotnik de six coups de marteau le 25 juillet 2012 dans le Parc d'Avroy à Liège. Le médecin légiste qui a examiné le corps de la victime a relevé de très nombreuses fractures du crâne sur la victime qui a été retrouvée gisant au sol, dans une mare de sang et en situation d'agonie. Son crâne portait les traces de nombreux coups occasionnés de manière puissante. Certaines plaies étaient profondes de plus de quatre centimètres dans le cerveau. Raphaël Wargnies a affirmé qu'il avait frappé avec le côté plat d'un marteau. Selon le Dr Françoise Renardy, le décès de Jacques Kotnik résulte d'un traumatisme important causé par de nombreuses fractures du crâne ainsi que par une hémorragie au niveau du cerveau. Ce médecin légiste a précisé qu'au moins six puissants coups de marteau ont été portés par Raphaël Wargnies à Jacques Kotnik. Selon le toxicologue Corinne Charlier, Jacques Kotnik n'avait pas consommé d'alcool le soir des faits. Seules de faibles traces d'une éventuelle consommation ancienne d'héroïne ont été retrouvées dans les prélèvements effectués sur son corps. Le toxicologue a par contre mis en évidence une importante quantité d'alcool dans le sang de Raphaël Wargnies. Selon les estimations de cet expert, Raphaël Wargnies devait présenter une alcoolémie de 2 grammes par litre de sang au moment des faits. Il se trouvait dans une phase excitomotrice de l'alcool, un état qui lève les inhibitions et dans lequel la personne se sent plus forte, a précisé le toxicologue Des enquêteurs ont présenté un résumé de l'enquête de moralité portant sur la victime des faits. Jacques Kotnik, âgé de 61 ans, était un homosexuel déclaré. Il avait connu trois liaisons amoureuses durant son existence, dont une de 1980 à 2008. Le décès de son dernier compagnon l'a plongé dans un état de détresse. Jacques Kotnik fréquentait à l'époque des faits le milieu des homosexuels et des SDF. Selon les proches de Jacques Kotnik, son homosexualité a toujours été acceptée par son entourage. C'était un homme gentil qui connaissait la valeur de l'argent. Après le décès de son compagnon, il avait rencontré des difficultés financière et s'était retrouvé à la rue, expulsé de son logement. Il était entré dans une spirale d'autodestruction. Même s'il était peu instruit, Jacques Kotnik était un homme sensible, authentique, attachant et spontané. - belga -