Les témoins qui ont assisté à la scène lors de laquelle Pascal Charles a été battu à mort ont décrit jeudi devant la cour d'assises de Liège la violence importante déployée par Raphaël Schweyen. Selon ces témoins, l'accusé semblait possédé. Il était très menaçant et la rage se lisait sur son visage. Raphaël Schweyen, 34 ans, est accusé du meurtre de Pascal Charles, 41 ans, le dimanche 23 juin 2013 à Verviers. Sans raison apparente, l'accusé s'était précipité sur la victime pour lui porter un très grand nombre de coups. Pascal Charles était décédé d'un traumatisme profond lié à la violence des coups reçus. Les témoins ont décrit la violence avec laquelle Raphaël Schweyen a agressé Pascal Charles. Un homme a rapporté que l'agression s'était déroulée en deux temps. Raphaël Schweyen a d'abord porté des coups de poings violents au visage de la victime. Pascal Charles est tombé au sol, il ne bougeait pas et montrait des difficultés à respirer. Raphaël Schweyen est ensuite entré dans un garage. Les témoins ont appelé les secours et ont tenté d'aider la victime à se relever. Mais Raphaël Schweyen est sorti du garage et a menacé de mort les personnes qui portaient secours à Pascal Charles. Celui-ci avait le visage très abimé et déformé par les coups. Il avait les yeux gonflés et il saignait du nez. Raphaël Schweyen lui a encore porté plusieurs coups de poing avant de prendre son élan et de sauter à pieds joints sur la tête de la victime. Il sentait l'alcool et titubait. Il était énervé contre tout le monde. Il semblait possédé. La rage se lisait sur son visage, a expliqué un témoin. Une femme a assisté à l'intervention des ambulanciers, pris à partie par Raphaël Schweyen alors qu'ils voulaient intervenir. Raphaël Schweyen a poursuivi les ambulanciers autour de l'ambulance. Il a sauté à cinq reprises sur le visage de la victime, qui n'était plus qu'un pantin sans réaction. Les policiers arrivés en renfort ont eu des difficultés à le maîtriser, même s'ils ont utilisé leur spray lacrymogène, a-t-elle précisé. Raphaël Schweyen avait été placé en cellule durant plusieurs heures après son arrestation. Selon des policiers, lorsqu'il a repris conscience, il ignorait pourquoi il se trouvait dans une cellule. Lorsque les faits lui ont été décrits, il était en pleurs. Il a réclamé la réalisation d'une prise de sang car il suspectait d'avoir été drogué. Cette prise de sang avait été effectuée une dizaine d'heures après les faits