La Cour d'assises de Liège entamera mercredi à 14 h le procès de Patrick Aloisio, un Soumagnard de 33 ans accusé de l'assassinat de sa belle-mère. L'accusé avait porté des coups de tabouret et étranglé Régine Janssen , la mère de l'épouse avec laquelle il était en instance de divorce. La première audience de son procès sera exclusivement consacrée à la constitution du jury. Les faits reprochés à Patrick Aloisio s'étaient déroulés le dimanche 9 octobre 2011 à Grivegnée. L'accusé et son épouse, Laurence Larue, étaient en instance de divorce. Leur couple ne fonctionnait plus et la séparation était apparue inéluctable. Laurence Larue tentait de reprendre son autonomie. Patrick Aloisio n'acceptait cependant pas cette situation et avait démontré un comportement suspicieux et jaloux. Le jour des faits, il s'était rendu chez sa belle-mère en vue d'obtenir des informations sur la situation sentimentale de son épouse. Patrick Aloisio suspectait, à tort, Laurence Larue d'entretenir une relation extra-conjugale. L'accusé aurait tenu des propos déplacés à l'égard de la fille de Régine Janssen. Celle-ci aurait tenté de lui porter une gifle. C'est après cet incident que Patrick Aloisio a agrippé Régine Janssen à la gorge puis lui a porté trois coups de tabouret. La victime avait été découverte par une de ses deux filles. La scène laissait penser qu'elle avait fait une chute accidentelle et qu'elle était tombée sur le tabouret. Mais les constatations des policiers, des enquêteurs et des experts ont confirmé la thèse d'un décès suspect et d'une scène volontaire. La victime avait été étranglée et avait reçu des coups importants sur la tête. Patrick Aloisio avait finalement avoué les faits. Il avait confirmé qu'il s'était rendu chez Régine Janssen, une belle-mère qu'il appréciait, en vue de savoir si sa fille avait une liaison avec un autre homme. L'accusé avait épié son épouse mais n'était pas parvenu à mettre à jour l'existence d'un autre homme dans sa vie. Il s'était néanmoins convaincu d'avoir été trompé après dix ans de vie commune et la naissance d'une fille. L'avocat général Brigitte Goblet soutiendra l'accusation d'assassinat contre Patrick Aloisio. L'accusé sera défendu par Me Sandra Berbuto et Me Christophe Bodson. Les parties civiles seront représentées par Me Alexandre Wilmotte et Me Jean-Louis Gilissen. Le procès présidé par Tamara Konsek devrait durer 5 jours. La première audience sera exclusivement consacrée à la constitution du jury. Les débats au fond débuteront le lundi 18 mars à 9 h.