Les jurés de la cour d'assises de Liège ont entamé mercredi en début d'après-midi leur délibération au procès de Christelle Renard et Cédric Lovinfosse, deux Liégeois âgés de 29 et 34 ans, accusés d'avoir commis un incendie volontaire dans lequel une octogénaire a perdu la vie. Ils doivent répondre à 36 questions. Leur verdict est attendu en début de soirée. Les faits reprochés à Christelle Renard et Cédric Lovinfosse s'étaient déroulés le 10 mars 2004 en fin de soirée à Heure-le-Romain. Les deux accusés avaient mis le feu à l'immeuble occupé par Henriette Froidmont, une dame de 86 ans. La dame était décédée après avoir été intoxiquée par les fumées de l'incendie. Les jurés de la cour d'assises ont pu entendre les répliques des différentes parties avant d'entrer en délibération. La partie civile, Me Moor, a rappelé au jury qu'elle estime que Christelle Renard et Cédric Lovinfosse doivent être déclarés coupables des faits. Le dossier démontre selon l'avocat que seuls ces deux accusés étaient présents sur les lieux des faits. La partie civile estime également qu'ils fonctionnaient en duo. Si Christelle Renard était celle qui souhaitait mettre le feu à la maison de sa voisine, Cédric Lovinfosse a aussi posé au moins un acte lors des faits. L'avocat général Fabienne Gillet a contesté les demandes d'acquittement formulées par les différents avocats de la défense. Le ministère public a rappelé les confidences réalisées par Christelle Renard à ses connaissances juste après les faits, alors que l'incendie ne paraissait pas encore suspect. Dans ces déclarations spontanées, Christelle Renard avait même détaillé la manière avec laquelle elle avait mis le feu avec l'aide de Cédric Lovinfosse. La raison qui a conduit Christelle Renard a poser ces actes repose sur le fait que Henriette Froidmont avait déposé plainte contre elle après des actes de vandalisme. Lorsqu'elle a déposé cette plainte, elle a signé son acte de mort, a estimé l'accusation. Le ministère public réclame la culpabilité des accusés sur les faits. Mme Gillet a répété qu'elle propose l'application de la loi de défense sociale contre Cédric Lovinfosse. Par contre, elle estime que la loi de défense sociale ne doit pas s'appliquer à Christelle Renard. Neuf ans après les faits, en raison aussi de son état mental, elle pourrait bénéficier d'une atténuation de sa sanction. Les accusés ont pris une dernière fois la parole après les répliques de leurs avocats qui ont répété leurs demandes d'acquittements. Je n'ai rien à voir dans cette histoire, a lancé Christelle Renard. Cédric Lovinfosse a pour sa part lu un texte rédigé par ses soins. Je suis poursuivi depuis 9 ans pour des faits que je suis incapable de commettre. Que les véritables responsables répondent enfin de leurs actes ! J'ai le remord de ne pas avoir pu sauver la victime car je n'ai rien pu faire, a-t-il déclaré. Les jurés devront répondre à un total de 36 questions. Après la première partie de leur délibération, ils seront invités à motiver leur verdict en compagnie des membres de la cour. L'arrêt motivé sur le verdict relatif à la culpabilité est attendu en début de soirée