Les derniers témoins de moralité ont été entendus jeudi matin devant la cour d'assises de Liège au procès de Christophe Billen, un Liégeois de 39 ans accusé d'avoir assassiné son fils. L'accusé a été décrit comme un bon travailleur et comme un homme gentil. Ses difficultés étaient principalement liées à ses consommations d'alcool. Christophe Billen aurait drogué son fils avant d'incendier la maison dans laquelle il se trouvait. Les faits s'étaient déroulés le 7 mars 2013, peu après 12h30 à Marneffe . Réginald Billen avait péri dans l'incendie. Sur le plan professionnel, Christophe Billen a été décrit comme un bon travailleur. Il travaillait dans l'abattage. Il était qualifié et volontaire dans son domaine. Il semblait apprécier son travail et ne reculait pas devant la difficulté. Comme les autres travailleurs de ce milieu, il consommait parfois de l'alcool avec excès. Un épisode de violence a été décrit dans l'existence de Christophe Billen. Il s'agit d'une scène lors de laquelle il avait été impliqué dans une bagarre et s'était fracturé la mâchoire. Une dame qui l'a hébergé à cette époque a soutenu que, comme d'autres membres de sa famille, il était affecté de problèmes psychologiques. L'alcoolisme de Christophe Billen a été évoqué par plusieurs témoins. La vie de Christophe Billen a été affectée par les excès d'alcool. Il lui arrivait fréquemment de rentrer chez lui ivre et même de ne pas pouvoir se rendre au travail au lendemain de soirées fortement alcoolisées. Sa rencontre avec Julie Cottone n'a pas freiné ses consommations excessives d'alcool. Christophe Billen ne s'est jamais domicilié officiellement avec Julie Cottone. Il était endetté car il ne payait pas ses cotisations sociales, sa mutuelle et sa TVA. Il était inscrit dans un kot dans lequel il ne résidait pas. Le couple s'aimait. Par contre, des disputes intervenaient quand Christophe Billen buvait trop. Les brouilles dans le couple étaient uniquement liées aux consommations d'alcool de l'accusé. Mais Christophe Billen minimisait son alcoolisme. Le meilleur ami de Christophe Billen était également le parrain de Réginald Billen. Il a décrit l'enfant comme un garçon adorable, qui était gentil et qui aimait ses parents. En raison de son enfance difficile, il s'était forgé une carapace. Christophe Billen était lui aussi considéré comme un homme brave et non méchant. Son acte est incompréhensible. Il a sûrement fait une bêtise, a analysé le parrain. Ce jeudi après-midi, les différentes parties présenteront les plaidoiries et le réquisitoire. Les répliques auront lieu vendredi matin avant la délibération du jury sur la culpabilité.