L'enquête relative à l'assassinat de Corine Kupper a permis de confondre Jacques Bodet sur base d'analyses scientifiques, ont confirmé mardi des enquêteurs devant la cour d'assises de Liège. L'ADN de l'accusé a été retrouvé sur les talons des chaussures portées par la victime avant que son décès soit maquillé en suicide par pendaison. Jacques Bodet n'a pas pu expliquer la présence de son ADN sur des pièces essentielles du dossier. Corine Kupper, une jeune femme âgée de 20 ans, avait été découverte morte au domicile familial de Waimes le samedi 3 octobre 2009. Jacques Bodet avait immédiatement été suspecté des faits. Il était le compagnon de la mère de la victime. Son ADN et des microfibres avaient été retrouvés sur le corps de Corine Kupper, sur la cordelière électrique utilisée pour maquiller le décès en pendaison et sur les chaussures enlevées de la victime. L'enquête réalisée a démontré que Corine Kupper portait le jour des faits une paire de chaussures qu'elle avait achetée 30 jours avant les faits et que Jacques Bodet n'a pas pu avoir accès à ces chaussures et les manipuler avant la scène fatale à la victime. Ces chaussures ont été retrouvées sur une étagère à proximité du cadavre. L'une d'elle présentait un talon cassé sur une planchette de l'étagère à chaussures, probablement sur une scène de lutte. Après l'affrontement avec Corine Kupper, Jacques Bodet est suspecté d'avoir enlevé les chaussures de la victime pour les ranger sur l'étagère. Des analyses de fibres ont prouvé que la victime portait ces chaussures aux pieds le matin des faits. L'analyse d'ADN démontre que le profil génétique de Jacques Bodet est présent sur le talon des chaussures, à l'endroit où il avait posé ses paumes pour déchausser la victime inerte. Jacques Bodet n'a pu fournir d'explication crédible sur la présence de son ADN sur ces chaussures. Je ne sais pas répondre à vos questions, je ne vois pas comment mon ADN peut être présent sur ces chaussures, a-t-il dit lors de son audition filmée, laquelle a été projetée en audience publique. Les enquêteurs ont précisé que Jacques Bodet leur a finalement livré une hypothèse justifiant la présence de son ADN sur les chaussures: les enquêteurs auraient prélevé son ADN pour le placer sur ses pièces à conviction. L'ADN de Jacques Bodet a également été retrouvé sur les vêtements de la victime. Il a laissé des poils et cheveux sur le corps de la victime. Grâce aux analyses scientifiques, le profil génétique de Jacques Bodet a été retrouvé sur le câble électrique qui a étouffé la victime, notamment où les noeuds ont été réalisés par l'auteur du crime. Je ne vois pas comment mon profil génétique se trouve à cet endroit, a répété Jacques Bodet aux enquêteurs. Toutes les parties des pièces manipulées par l'auteur des faits sur la scène du crime comportent l'ADN de Jacques Bodet. Confronté à ces éléments, l'accusé a campé sur ses positions face aux enquêteurs. Je vois juste une chose: on retombe dans le même cinéma que lors de mon premier procès. On enquête exclusivement dans le but de m'enfoncer ! , a-t-il soutenu lors de ses auditions vidéo filmées