Raphaël Wargnies est un homme intelligent et cultivé sur lequel l'alcool a un effet destructeur, ont indiqué mardi devant la cour d'assises de Liège le psychiatre et le psychologue qui l'ont expertisé. Sous l'influence de la boisson, Raphaël Wargnies peut être emporté dans des délires paranoïaques. Le psychiatre et le psychologue qui ont été chargés de réaliser les expertises de Raphaël Wargnies l'ont décrit comme un homme qui a été solitaire et malheureux durant toute sa vie. Contrairement aux attitudes et réactions spontanées qu'il affiche parfois, Raphaël Wargnies est un homme intelligent. Selon le psychiatre Walter Denys et le psychologue Serge Garcet, Raphaël Wargnies a rencontré d'importantes difficultés avec ses parents durant sa jeunesse. Délaissé, il a appris à être solitaire et à s'isoler. Raphaël Wargnies, victime d'un sentiment d'abandon, ne s'est pas attaché aux gens et a cultivé sa solitude à travers les différents épisodes de sa vie. Raphaël Wargnies a été décrit comme un passionné de la nature, un homme des bois, motivé par les balades en forêt et intéressé par les oiseaux et les champignons. Mais, c'est l'alcool qui a joué un rôle déterminant dans sa vie. L'accusé a appris à boire dès l'âge de 15 ans. Selon les experts, l'alcool a sur lui un effet destructeur et paranoïaque. L'identité de Raphaël Wargnies s'est structurée autour d'un trouble de personnalité. Il est instable et impulsif, avec une dimension border line et une absence de sentiment de culpabilité. Les experts ont estimé que Raphaël Wargnies n'était pas en état de démence ou de déséquilibre mental au moment des faits. Il ne relève pas de la loi de défense sociale. Par contre, les experts estiment qu'il peut bénéficier d'une légère atténuation de responsabilité en raison de son parcours personnel de vie et de son isolement. Il serait anormal de ne pas tenir compte de son chemin de vie, ont annoncé les experts. Deux médecins, consultés par Raphaël Wargnies avant les faits, ont confirmé qu'il connaissait de gros problèmes d'alcool. Quand il commençait à boire, il ne savait plus s'arrêter. A la période où il a eu le sentiment d'avoir été victime d'un viol, il a totalement perdu le contrôle et n'a plus pu s'arrêter de boire. L'audition du médecin légiste qui a réalisé l'autopsie de la victime a été reportée à mercredi matin. -Belga-