La personnalité de la victime a été décrite vendredi matin devant la Cour d'assises de Liège par quelques membres de sa famille. Christelle Renard et Cédric Lovinfosse sont accusés d'avoir commis un incendie volontaire dans lequel Henriette Froidmont a perdu la vie. La victime était une ancienne résistante de guerre. Les faits reprochés à Christelle Renard et Cédric Lovinfosse s'étaient déroulés le 10 mars 2004 en fin de soirée à Heure-le-Romain. Les deux accusés avaient mis le feu à l'immeuble occupé par Henriette Froidmont, une dame de 86 ans. La dame était décédée après avoir été intoxiquée par les fumées de l'incendie. Christelle Renard présente certains antécédents en matière d'incendie volontaire. Un kinésithérapeute et son épouse ont exposé que l'accusée avait déjà allumé un incendie volontaire sur leur haie lorsque l'homme a refusé ses avances. L'accusée était alors âgée de 14 ans. Elle se montrait très aguichante envers le kinésithérapeute et n'avait pas supporté d'être éconduite. L'épouse de ce praticien a également évoqué une autre tentative d'incendie lors de laquelle du produit avec été déversé sur la porte de leur maison. La personnalité de la victime a été racontée par sa petite fille. Henriette Froidmont était une ancienne résistante de guerre. Malgré ses 86 ans, elle était restée très alerte. Généralement, elle aimait se coucher tôt mais durant les derniers mois de sa vie, elle était devenue craintive face au comportement de ses voisins. Ceux-ci la harcelaient en jetant des légumes ou des objets sur sa maison. Ils venaient gratter aux fenêtres et frapper sur sa porte ou sur ses murs. Christelle Renard l'insultait régulièrement et s'était déculottée devant elle. Notre grand-mère avait peur d'eux. Pour se débarrasser de leur insistance le soir, le seul moyen pour elle était de glisser un billet de 20 euros sous la porte, a rapporté la petite-fille de la victime. La soeur d'Henriette Froidmont, Jeanne, était un chef de réseau très connue sous le pseudonyme de Blanche neige. Jeanne et Henriette Froidmont étaient très actives dans un important réseau durant la guerre 40-45. Son passé héroïque avait été évoqué lors de ses funérailles. Henriette Froidmont n'avait peur de rien, à l'exception du feu. Christelle Renard et sa mère avaient menacé de mettre le feu à sa maison. Elle était très stressée et marquée par leur comportement. Son arrière petit-fils a rapporté qu'elle tremblait car la famille Renard n'hésitait pas à frapper sur le mur mitoyen en pleine nuit. Ce témoin avait aussi assisté à une visite de la mère de Christelle Renard, venue lui réclamer de l'argent