Le médecin légiste qui a réalisé l'autopsie du corps de Madeleine Rixhon a confirmé mardi après-midi devant la cour d'assises de Liège que la victime est décédée des suites d'un traumatisme crânien. Un des deux coups portés par Jonathan Pirotte a occasionné une importante fracture de la boîte crânienne. Le 23 juin 2007 en soirée, Jonathan Pirotte s'était introduit dans une villa située à proximité de lac de Warfaaz à Nivezé pour y commettre un vol. Il avait frappé Madeleine Rixhon de deux coups de crosse de pistolet. Le médecin légiste qui a pratiqué l'autopsie a constaté un total de 17 ecchymoses sur le corps de la victime. Celle-ci présentait de nombreuses traces de coups occasionnés par un maintien des bras ou par des heurts du corps avec le sol. Mais Madeleine Rixhon présentait surtout deux lésions temporales situées plus spécifiquement dans la région de l'oreille. Selon le docteur Simon Cauchies, ces deux lésions ont été occasionnées par des chocs violents au moyen d'un objet contondant. Une de ces lésions a occasionné une fracture de la boîte crânienne de 5 centimètres de diamètre. Cette blessure a entraîné une augmentation de la pression à l'intérieur du crâne qui a été fatale à la victime âgée de 83 ans. Plusieurs jeunes du village de Jalhay ont été entendus par la Cour. Ce sont ces jeunes qui ont reçu les confidences de Jonathan Pirotte avant et après les faits. Quelques jours avant d'agresser Madeleine Rixhon, Jonathan Pirotte avait annoncé qu'il avait l'intention de commettre un vol. Le jour des faits, un de ses amis avait accepté de le véhiculer, sans participer activement à la scène. Après les faits, il était stressé et nerveux. Il m'a dit qu'il était rentré et qu'il avait frappé la dame de deux coups de crosse, a indiqué ce témoin. Tous ces jeunes qui connaissaient l'accusé ont confirmé qu'il avait bien annoncé qu'il souhaitait réaliser un coup pour avoir de l'argent. Ils ont par contre souligné qu'ils n'imaginaient pas que Jonathan Pirotte aurait pu agresser mortellement une dame âgée pour parvenir à son objectif. L'issue fatale des faits ne correspondrait pas à la personnalité de l'accusé. Trois gardiens de prison ont également été entendus. Lors de la reconstitution des faits, alors qu'ils étaient responsables du transfert de Jonathan Pirotte, celui-ci leur avait confié qu'il n'avait pas commis les faits tout seul. Inquiet de la sanction qui pourrait être prononcée contre lui, il évoquait l'existence d'un complice dont il refusait de donner le nom. Cette hypothèse a été écartée en début de procès quand Jonathan Pirotte a avoué qu'il avait commis l'agression seul. D'autres témoins seront entendus durant la journée de mercredi, dont les experts psychiatres et psychologues.