L'avocat de la partie civile, Me Thierry Delobel, a souligné lundi lors de sa plaidoirie devant la cour d'assises de Liège le caractère violent de Raphaël Schweyen. Selon l'avocat de la famille de la victime, l'accusé a manifesté une escalade dans les faits de violence qui s'est terminée par le meurtre de Pascal Charles. Raphaël Schweyen, 34 ans, est accusé du meurtre de Pascal Charles, 41 ans, commis le 23 juin 2013 à Verviers. Sans raison apparente, l'accusé s'était précipité sur la victime pour lui porter un très grand nombre de coups. Pascal Charles était décédé d'un traumatisme profond lié à la violence des coups reçus. Lors de sa plaidoirie, Me Thierry Delobel a insisté sur la personnalité violente de Raphaël Schweyen. L'avocat de la famille de la victime a souligné que l'accusé avait déjà été impliqué dans des scènes de violence à l'égard d'anciennes compagnes. Il avait aussi été impliqué dans une scène de dégradations et dans une importante bagarre lors de laquelle, sous l'influence de la drogue, il avait attaqué une personne en lui portant des coups de poing au visage. Cette dernière scène, qui avait entraîné une longue incapacité de travail à sa victime, avait été jugée au tribunal, où Raphaël Schweyen avait manifesté une attitude de repli lors de sa comparution. Il n'assumait pas son geste et le juge avait souligné un risque de récidive. Ce tableau est moins idyllique que celui que nous avons entendu lors de l'enquête de moralité, a remarqué l'avocat de la partie civile. Ce conseil des victimes a également souligné les mensonges de l'accusé et sa personnalité qui peut avoir une importante part d'ombre. En abordant les faits commis par Raphaël Schweyen, Me Delobel a soutenu que l'accusé avait volontairement consommé du cannabis et de l'alcool le jour des faits. Il s'était volontairement mis dans cet état. C'est aussi volontairement qu'il a décidé de tuer Pascal Charles, selon l'avocat. Il l'a tabassé et achevé. Il a aussi écarté les témoins et les ambulanciers qui voulaient porter secours à la victime. Il a écarté tout espoir de survie à Pascal Charles. Les coups violents, des coups de poing donnés avec élan, ont été portés avec acharnement. L'accusé a même utilisé son pied en visant exclusivement la tête de la victime, en utilisant la même puissance qu'un gardien de football qui dégagerait un ballon, a souligné l'avocat. Selon la partie civile, Raphaël Schweyen n'a pas été animé d'une explosion soudaine de colère. Il y a eu une résolution fatale. Ce qui est choquant, c'est que Raphaël Schweyen a poursuivi sa tâche et voulait achever sa victime. Il est allé jusqu'au bout de sa violence. Le bruit des coups de pied sur le crâne de Pascal Charles était effroyable ! , a conclu l'avocat de la partie civile.