La Cour d'assises de Liège a entamé lundi le procès de Jacques Bodet, un Waimerais de 52 ans accusé d'avoir assassiné la fille de sa compagne. L'accusé a nié les faits. Ses avocats ont précisé qu'ils réclameront son acquittement et ont affirmé que leur client avait été décrit comme un coupable idéal en raison de ses antécédents judiciaires. Corine Kupper, une jeune femme âgée de 20 ans, avait été découverte morte au domicile familial de Waimes le samedi 3 octobre 2009. Jacques Bodet, le compagnon de la mère de la victime, est accusé d'avoir tué Corine Kupper et d'avoir maquillé son geste en suicide. Jacques Bodet est décrit comme un psychopathe par les experts qui l'ont évalué. L'homme est récidiviste devant la cour d'assises de Liège. En 1994, il avait été condamné à une peine de 15 ans de prison pour l'assassinat de son épouse, Nicole Dahmen, perpétré en 1989. Lors de cette première affaire, il avait déjà maquillé son crime en accident. L'épouse de Jacques Bodet avait été retrouvée carbonisée dans une voiture poussée dans un ravin dans la région de Bullange. Jacques Bodet avait été libéré en 2007 après sa première condamnation. Corine Kupper n'avait jamais accepté la liaison entre Jacques Bodet et sa mère, Danielle Feyen. Elle était informée de sa condamnation pour avoir assassiné sa première épouse et le suspectait d'avoir tué son propre père. Corine Kupper s'était toujours opposée fermement à cette relation et Jacques Bodet la percevait comme un obstacle qui l'empêchait de vivre sa relation avec Danielle Feyen. L'avocat général Jean-Baptiste Andries a présenté lundi matin un acte d'accusation de 35 pages pour présenter le résumé objectif du dossier aux jurés. Cet acte d'accusation relève notamment que la thèse du suicide de Corine Kupper est incompatible avec les constatations réalisées sur le lieu des faits. Des éléments indiquent l'intervention d'un tiers tandis que le corps de la victime présentait des lésions de lutte et de défense. Jacques Bodet nie être l'auteur des faits. Me Heins et Me Wynants, avocats de Jacques Bodet, ont présenté un acte de défense dans lequel ils confirment qu'ils réclameront son acquittement en fin de procès. Ils ont soutenu que Bodet avait été suspecté des faits 22 minutes seulement après la découverte du corps uniquement en raison de ses antécédents. Ces antécédents, qu'il conteste toujours au point qu'il envisage un recours, ont fait de lui un coupable idéal alors qu'il n'existe aucune preuve matérielle directe, a soutenu Me Heins.