La défense de Christophe Billen a plaidé vendredi matin devant la cour d'assises de Liège son acquittement. Selon Me Alexandre Wilmotte, l'accusé a bien commis les faits qui ont engendré le décès de son fils. Mais il se trouvait au moment des faits dans un état de démence qui ne le rend pas responsable des faits. Christophe Billen aurait drogué son fils avant d'incendier la maison dans laquelle il se trouvait. Les faits s'étaient déroulés le 7 mars 2013, peu après 12h30 à Marneffe . Réginald Billen avait péri dans l'incendie. L'avocat général avait requis jeudi une culpabilité d'assassinat et d'incendie volontaire contre Christophe Billen. Vendredi matin, la défense a réclamé aux jurés de ne pas juger l'accusé sur des apparences faciles. Me Alexandre Wilmotte a soutenu que le jugement ne peut être réalisé sur base d'une analyse gratuite ou sur base de l'émotion provoquée par la disparition d'un enfant. Il a affirmé que Christophe Billen est crédible, même lorsqu'il affirme ne plus de souvenir des faits. Il dit depuis toujours qu'il ne se souvient pas des faits, a souligné Me Wilmotte. La défense a contesté l'exagération avec laquelle les autres parties ont présenté le dossier. Me Wilmotte a notamment contesté le fait que Christophe Billen a achevé son fils d'un coup sur la tête. Il a souligné que l'enfant présentait bien un hématome ante mortem mais cela ne suffit pas à établir que Christophe Billen a tué ainsi son fils avant de mettre le feu. Tous les événements de la scène se déroulent de manière concomitante. Par l'effet des médicaments, la respiration s'est interrompue. Mais le c