La cour d'assises de Liège a poursuivi mercredi les auditions de témoins au procès de Jonathan Pirotte, un Jalhaytois de 27 ans accusé de vol avec circonstance aggravante de meurtre. Une spécialiste en sciences du comportement a relevé que Jonathan Pirotte n'était pas cohérent lorsqu'il avait évoqué une version dans laquelle il impliquait un second auteur. Jonathan Pirotte avait commis un vol le 23 juin 2007 chez Madeleine Rixhon-Coibion à Nivezé . La dame âgée de 83 ans avait été frappée de deux coups de crosse et était décédée deux jours après les faits. Trois ans après les faits, l'accusé avait apporté une version tardive dans laquelle il évoquait la présence d'un second auteur. En début de procès, Jonathan Pirotte était toutefois revenu sur ses déclarations et avait reconnu qu'il était le seul responsable des faits. Une psychologue spécialisée en sciences du comportement a néanmoins été désignée pour évaluer le crédit à apporter à la version tardive dans laquelle l'accusé incluait un second auteur. Cet expert a analysé le dossier et a constaté que Jonathan Pirotte évoquait plus souvent au travers de ses différentes déclarations aux enquêteurs une scène dans laquelle il était le seul impliqué. Des incohérences ont été relevées dans son récit lorsqu'il a tenté, trois ans après les faits, d'impliquer un second auteur. Sa manière de se défendre ne correspondait pas aux constatations initiales et aux témoignages de ses amis. La thèse relative à un second auteur est donc nettement moins crédible. La Cour a également entendu des personnes qui ont été en contact avec Jonathan Pirotte le soir des faits. Ces jeunes étaient présents à la maison des jeunes de Jalhay le 23 juin 2007 et projetaient de participer à un repas pizza puis de se rendre à une soirée. Jonathan Pirotte, qui envisageait déjà de commettre un vol, a demandé à se faire conduire à Nivezé. Un passager de la voiture a déclaré qu'il ignorait cet élément et qu'il pensait que Jonathan Pirotte se faisait reconduire chez lui. Plus tard dans la soirée, il a téléphoné à un de ces amis pour qu'il vienne le rechercher sur place. A l'issue des faits, Jonathan Pirotte s'est confié à plusieurs jeunes sur l'acte qu'il venait de commettre. Il a expliqué qu'il avait commis un vol dans l'habitation située à proximité du lac de Warfaaz et qu'il avait frappé une vieille dame avec un revolver pour lui prendre de l'argent. Pirotte avait aussi expliqué qu'il était cagoulé et qu'il avait placé un morceau de bois dans sa bouche pour tenter de modifier sa voix et ne pas être reconnu par la victime. Un troisième jeune a confirmé le déroulement de la soirée interrompue par les demandes de Jonathan Pirotte pour se faire véhiculer par un des participants de cette soirée. A l'issue des faits, les rumeurs ont circulé rapidement pour affirmer que Jonathan Pirotte avait commis les faits. Les fidèles de la maison des jeunes de Jalhay ont été informés des détails de l'agression car Jonathan Pirotte n'a conservé aucune discrétion sur l'acte qu'il venait de commettre. Le psychologue et le psychiatre qui ont évalué la personnalité de l'accusé seront entendus ce mercredi en début d'après-midi