La Cour d'assises de Liège a entamé lundi le procès de Giovanni Angilella, un Flémallois de 42 ans accusé d'avoir commis un parricide sur sa mère le 31 janvier 2011. Lors de son interrogatoire, l'homme a reconnu avoir porté des coups à sa mère mais il a contesté l'intention de la tuer. Ivette Thirion, âgée de 61 ans, avait été découverte morte dans son divan par des ambulanciers appelés par l'accusé. Les services de secours avaient directement constaté un décès suspect. L'avocat général Marianne Lejeune a souligné lors de la lecture de son acte d'accusation que la victime présentait des hématomes et des ecchymoses en nombre important. Elle avait été victime de nombreux coups portés avec acharnement sur l'ensemble du corps, principalement au visage et au thorax. L'autopsie a démontré que son décès avaitété causé par ces coups, qui avaient entraîné un pneumothorax par perforation des plèvres par plusieurs côtes brisées. Les légistes ont également évoqué un cerveau qui présente des signes de souffrance aiguë. Giovanni Angilella avait imposé de multiples scènes de violences à sa maman durant les mois précédant les faits. La police était intervenue à de nombreuses reprises. Mais Ivette Thirion avait protégé son fils et n'avait pas déposé de plainte officielle. L'accusé lui reprochait d'être responsable du fait qu'il était privé de la garde de sa fille et avait menacé de la tuer. L'acte d'accusation relève les termes extrêmement menaçants formulés par l'accusé à l'égard de sa mère. La défense de M. Angilella, Me Faska et Me Rodeyns, a annoncé lors de l'ouverture du procès que son client contestera l'intention homicide. Les avocats plaideront les coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Interrogé par le président Stéphane Goux, M. Angilella a affirmé qu'il aimait sa maman. Je suis détruit, j'ai très mal agi. J'aimai ma mère, elle me manque énormément. Elle a toujours compté pour moi. Je n'ai jamais voulu la tuer, a-t-il annoncé.