Gilles Meurice présente une personnalité antisociale, a affirmé mercredi un expert psychiatre au procès de ce Dinantais de 22 ans accusé d'un assassinat devant la Cour d'assises de Liège. L'accusé présente une mauvaise gestion de ses frustrations et a toujours contesté toute forme d'autorité. Gilles Meurice est accusé d'avoir tué David Sambon le 11 juin 2010 de cinq coups de couteau à Liège. C'est après avoir participé à une soirée barbecue que David Sambon avait été poignardé de cinq coups de couteau dans le dos et à l'abdomen. Selon une toxicologue, David Sambon n'était pas sous influence de produits stupéfiants ou d'alcool au moment de sa mort. L'expert Corinne Charlier a relevé que la victime présentait des taux de présence de produits dérivés de morphine et d'amphétamines mais une consommation dans les 24 heures avant les faits a été exclue. Cette consommation ne peut avoir eu d'influence sur le comportement de la victime au moment des faits. Face au psychiatre Walter Denys, l'accusé Gilles Meurice a réaffirmé qu'il ne se souvenait pas entièrement des faits. Il se souvient de flashes sur la scène, prétend avoir reçu un coup de poing et avoir donné un seul coup de couteau. Gilles Meurice a affirmé lors de sa rencontre avec l'expert qu'il ne se souvenait pas de s'être battu avec David Sambon. Il a affirmé avoir appris la mort de celui qu'il connaissait depuis son adolescence deux heures après les faits par un message SMS. Le psychiatre a relevé que l'accusé a eu une jeunesse marquée par des faits de vols, de rébellions et de bagarres. Sa vie affective a été floue et son éducation a été hésitante en raison de l'alcoolisme de sa mère. Le rêve de Gilles Meurice était de vivre dans le sud de la France avec ses grands parents. Gilles Meurice présente un QI situé autour de 85 qui se situe à la limite de la moyenne inférieure de la population. Sa scolarité n'a pas été brillante. Gilles Meurice présente un certain fatalisme. Il se montre incapable d'accepter les règles et présente peu d'altruisme et d'empathie. Confronté à l'autorité, il s'y oppose et le conteste au travers d'une mauvaise gestion de sa frustration. Le psychiatre a évoqué une personnalité antisociale. Mais Gilles Meurice n'a pas accès à la loi de défense sociale. Sa responsabilité n'est pas réduite et il était capable du contrôle de ses actes. Quelques témoins de moralité ont évoqué la personnalité de la victime, David Sambon. Ce jeune homme avait vécu un événement dramatique durant son enfance. Ses parents s'étaient tués dans un accident de la route. Depuis, leurs neuf enfants avaient été pris en charge par des éducateurs dans un vaste projet éducatif mis en place autour des orphelins d'Hastière. Des éducatrices et enseignantes ont précisé que David Sambon était un adolescent gentil mais qui a commis quelques bêtises avant sa majorité en raison de mauvaises fréquentations. Il avait entamé des études universitaires à Liège et avait rencontré une compagne dont il était très amoureux.