Dominique Leblicq, accusée de l'assassinat de Marco Ferraresi, était présente jeudi matin devant la Cour d'assises de Liège pour assister à la suite de son procès. Mais son malaise de mercredi a fait l'objet de quelques incidents complémentaires. Un médecin légiste a affirmé dans un rapport qu'elle a fait l'objet d'une prescription médicamenteuse consécutive à une augmentation de son agressivité. La défense a contesté cet élément qui doit faire l'objet d'investigations particulières. Dominique Leblicq, une Marchinoise de 50 ans, avait tué son ami italien Marco Ferraresi de plusieurs coups de couteau entre le 1er octobre 2012 et le 1er décembre 2012. Le corps de la victime avait été découvert plusieurs semaines après les faits. Dominique Leblicq avait dissimulé le cadavre en décomposition dans son salon en réalisant un mausolée de fortune. Dominique Leblicq a fait son retour jeudi matin sur le banc des accusés. La veille, elle avait été hospitalisée en raison d'une surdose médicamenteuse. L'accusée est désormais en état d'assister à la suite de son procès. Un médecin légiste a rendu un rapport sur l'incident qui a nécessité l'hospitalisation de Dominique Leblicq. Selon ce médecin, la médication de Dominique Leblicq a été augmentée à l'approche du procès en raison d'une augmentation de son agressivité. Dominique Leblicq a contesté ce rapport. L'accusée a affirmé que son agressivité n'a pas augmenté mais qu'en raison de son anxiété et de sa peur de retomber dans la consommation d'héroïne, elle a réclamé une augmentation de sa posologie. « Ce n'est absolument pas une question relative à de l'agressivité ou à de la violence , a-t-elle souligné. Ses avocats ont également contesté ce rapport du médecin légiste qui affirme avoir obtenu l'information relative à l'agressivité de Dominique Leblicq de la prison de Lantin. Les avocats ont précisé qu'ils ont eu un contact avec un responsable de la prison de Lantin qui n'a pas confirmé cet état d'agressivité annoncé par le médecin légiste. La Cour a été confrontée à ces informations contradictoires tandis que la défense s'est affirmée prête à déposer une plainte contre le médecin légiste. Afin d'éclairer cette situation, la Cour a décidé de réclamer des devoirs complémentaires et d'entendre le médecin de la prison afin de savoir pourquoi la posologie de Dominique Leblicq a réellement été augmentée. A la suite de ces incidents, la présidente Catherine Urbain a convoqué le médecin psychiatre et le médecin traitant de la prison de Lantin qui devront comparaître ce jeudi en début d'après-midi. Le directeur de la prison de Lantin a également été invité à communiquer à la Cour un éventuel dossier disciplinaire ouvert contre Dominique Leblicq