Le psychiatre et le médecin de la prison de Lantin ont confirmé jeudi devant la Cour d'assises de Liège que Dominique Leblicq a reçu une médication plus importante à l'approche de son procès en raison de son état d'anxiété. Ils ont contesté le rapport d'un médecin légiste qui affirmait, sur base d'une source restée inconnue, que sa médication avait été augmentée en raison de son état d'agressivité. A la suite du malaise que Dominique Leblicq a connu mercredi et de son hospitalisation, un médecin légiste a déposé un rapport dans lequel il a confirmé que l'accusée a été victime d'une surdose médicamenteuse. Ce médecin légiste a ajouté que la médication de Dominique Leblicq avait été augmentée quelques semaines avant son procès car elle présentait un état agressif. Cette information s'est avérée inexacte. Convoqués en urgence devant la Cour d'assises, le psychiatre et le médecin de la prison de Lantin ont confirmé que Dominique Leblicq a bien reçu une médication plus importante trois semaines avant le procès mais que cela n'était pas consécutif à une agressivité. Cette médication a été augmentée en raison d'une anxiété plus importante à l'approche du procès.Ce qui se passe est grave. On essaye de faire passer Dominique Leblicq pour quelqu'un d'agressif. Pourquoi mettre cela dans un rapport alors que cela s'avère totalement faux?, a dénoncé Me Alexandre Wilmotte, l'avocat de Dominique Leblicq. L'enquête de moralité a démontré que Dominique Leblicq a souffert du manque de repères durant sa jeunesse. D'un caractère fort, elle était gentille et intelligente. Elle était solitaire, isolée et marginale. Contrariée, elle était capable d'exploser dans la violence. Marco Ferraresi a été sa relation la plus stable dans sa vie. Le réquisitoire de l'avocat général, les plaidoiries, les répliques et la délibération du jury auront lieu vendredi. Le verdict de culpabilité devrait être connu vendredi soir. En cas de culpabilité, les jurés pourraient être invités à participer à des débats sur la peine samedi matin. -Belga-