L'avocat général Fabienne Gillet a requis jeudi matin devant la cour d'assises de Liège des peines clémentes contre Christelle Renard et Cédric Lovinfosse, deux Liégeois âgés de 29 et 34 ans, reconnus coupables de non-assistance à personne en danger. Ces deux accusés avaient été acquittés la veille de l'incendie volontaire ayant coûté la vie à Henriette Froidmont. Initialement, Christelle Renard et Cédric Lovinfosse étaient accusés d'avoir commis un incendie volontaire dans lequel une octogénaire a perdu la vie le 10 mars 2004 en fin de soirée à Heure-le-Romain. Mais les jurés de la cour d'assises de Liège n'ont pas retenu de culpabilité concernant cette accusation principale lors de leur verdict prononcé mercredi soir. Les deux accusés ont été déclarés coupables de non-assistance à personne en danger. Christelle Renard a également été reconnue coupable d'un vol et de coups et blessures. Elle a aussi été acquittée d'un second incendie volontaire sur la haie d'un kinésithérapeute. L'avocat général Fabienne Gillet a requis jeudi au cours de la 9e journée du procès des peines clémentes contre les deux accusés, en tenant compte du fait que les préventions retenues contre les accusés ne peuvent entraîner de lourdes peines et en soulignant que 9 ans se sont écoulés depuis les faits. Le ministère public a constaté le dépassement du délai raisonnable qui doit jouer en faveur des accusés. Pour la défense de Christelle Renard, âgée de 29 ans, Me Jean-Louis Libert a précisé que sa cliente avait effectué 25 mois de détention préventive dans le cadre de ce dossier. Depuis les faits, 9 années se sont écoulées et le délai raisonnable a été dépassé pour sanctionner les faits qui sont encore retenus contre elle. L'avocat a précisé qu'elle a modifié sa vie sociale depuis et qu'elle s'est intégrée dans la société. La défense a réclamé à la cour de limiter sa décision à une simple déclaration de culpabilité sans prononcer de peine. Pour la défense de Cédric Lovinfosse, Me Jean-Louis Berwart a souligné que son client ne possède pas de casier judiciaire. Il bénéficie selon les experts d'une atténuation de responsabilité. L'avocat a sollicité le prononcé d'une peine alternative, telle une peine avec sursis probatoire ou une peine de travail. Les jurés et la cour ont entamé peu avant 10h leur délibération sur les peines à prononcer. L'arrêt est attendu en fin de matinée