La cour d'assises de Liège a repris lundi matin les auditions des témoins au procès de Bruno Amand, un Hannutois de 40 ans accusé d'avoir commis l'assassinat de sa compagne Isabelle Hody et d'avoir maquillé son décès en suicide le samedi 4 août 2007. Plusieurs témoins ont été entendus sur des faits anecdotiques qui peuvent néanmoins avoir une influence importante sur les débats et qui pourraient confondre Bruno Amand. La seconde semaine de son procès a débuté par les auditions de témoins qui ont rapporté des témoignages sur certains détails de l'affaire qui peuvent s'avérer cruciaux dans l'enquête. Un médecin, intervenu sur place avant le légiste, a confirmé qu'elle a vu le corps d'Isabelle Hody le soir des faits. La victime présentait des lésions au cou et au poignet gauche tandis que la salle de bain présentait des traces de sang sur les murs. Ce témoin a confirmé que la scène était suspecte et que la victime n'était pas décédée de mort naturelle. L'un des voisins d'Isabelle Hody n'était pas chez lui le soir des faits. Mais il a signalé à la police qu'il a retrouvé la clôture du fond de son jardin qui avait été déplacée. Un fil de fer qui tenait cette clôture avait été enlevé de manière à laisser un passage. Ce voisin a par ailleurs confirmé que, lorsque Bruno Amand fréquentait Isabelle Hody, il entendait des disputes très violentes et une voix d'homme qui prononçait des propos menaçants.