Les médecins légistes qui ont témoigné mardi devant la cour d'assises de Liège au procès de Georges Rossion ont confirmé que la victime a été atteinte d'au moins 15 coups de marteau et l'auteur des faits a fait preuve d'une violence importante et même d'acharnement. Georges Rossion, un Visétois de 49 ans, s'était rendu chez son ancienne compagne Corinne Vranken à Loën le mardi 5 mars 2013 et l'avait frappée de 15 coups de marteau. Cette femme de 42 ans avait été massacrée par les coups de marteau. Corinne Vranken est décédée à la suite d'un traumatisme crânien important, a souligné le médecin légiste Françoise Renardy. La victime présentait de nombreuses plaies à l'avant et à l'arrière du crâne. Selon l'expert, Corinne Vranken a été atteinte d'un minimum de 15 impacts crâniens. Elle présentait un gros délabrement du cerveau et de grosses lésions, surtout à la droite du crâne. Pour le médecin légiste, l'ensemble des lésions constatées est compatible avec au moins 15 coups de marteau. Les dégâts constatés démontrent un acharnement et une violence dans le chef de l'auteur. Le médecin légiste a précisé que, sur base de ses constatations, Georges Rossion ne peut pas être suivi lorsqu'il affirme avoir frappé son ex-compagne avec une certaine retenue. Corinne Vranken ne présentait qu'une seule lésion de défense. L'expert en toxicologie Corinne Charlier avait réalisé des analyses pour déterminer l'alcoolémie de Georges Rossion au moment des faits. L'accusé présentait un taux d'alcool de 1,3 grammes par litre de sang 3 heures après les faits, ce qui signifie qu'il présentait un taux de 1,8 grammes par litre de sang au moment des faits. Selon le toxicologue, cela correspond à une demi-bouteille de whisky. Georges Rossion devait se trouver dans un état d'ivresse qui ne l'a pas empêché de perdre le contrôle de ses actes. Il présentait aussi dans son sang des résidus de cannabis. La juge d'instruction Christelle Michaux a présenté aux jurés le résumé de l'ensemble de son enquête. Elle a précisé à cette occasion que Corinne Vranken et Georges Rossion n'étaient plus engagés dans une vie commune, contrairement à ce que prétend l'accusé. Les éléments du dossier démontrent que leur séparation était effective. L'enquête a également démontré que Georges Rossion a menti lorsqu'il a affirmé avoir trouvé le marteau dans la maison de la victime. Le dossier démontre qu'il a pris ce marteau chez lui avant de se rendre chez Corinne Vranken. Enfin, Georges Rossion a soutenu au premier jour de son procès qu'il voulait se suicider lorsqu'il a constaté le décès de Corinne Vranken. Il a affirmé que les policiers ont volontairement oublié cette information dans leurs rapports durant leur enquête. Sur ce point également, l'accusé est apparu en flagrant délit de mensonge. S'il avait manifesté cette intention ou montré de signes inquiétants, les enquêteurs auraient pris des mesures de protection immédiates. Je tombe des nues lorsqu'il prétend qu'il voulait se suicider avant son arrestation, a pour sa part indiqué le juge d'instruction.