Des enquêteurs ont présenté mardi matin devant la cour d'assises de Liège la synthèse de l'enquête de moralité relative à la victime. Corine Kupper a été décrite comme une fille bien sous tous rapports et qui envisageait un avenir sérieux. A l'opposé, les enquêteurs ont dressé un profil très noir de Jacques Bodet. Corine Kupper avait été découverte morte au domicile familial de Waimes le samedi 3 octobre 2009. Jacques Bodet était le compagnon de la mère de la victime. Son ADN et des microfibres avaient été retrouvés sur le lieu des faits et sur le corps de la victime. Les enquêteurs ont présenté la synthèse de moralité de la victime et de l'accusé. Corine Kupper, décédée à l'âge de 20 ans, était la fille de Bernard Kupper et de Danielle Feyen. La famille a été frappée par le décès d'un garçon de 6 ans dans un accident de voiture en 1990. Bernard Kupper, le père, est décédé accidentellement en février 2009. A l'époque des faits, Corine Kupper sortait d'une relation de 3 ans avec Antoine, son premier amour. C'était une fille casanière qui n'aimait pas les sorties en dancing. Elle préférait passer du temps avec sa famille et rêvait d'un mari courageux et d'une famille de 3 enfants. Corine Kupper suivait des études de tourisme et espérait travailler dans l'agence de sa mère. Elle travaillait aussi comme étudiante dans un restaurant. Elle projetait d'effectuer un voyage au Canada à l'âge de 21 ans. Durant ses loisirs, Corine Kupper pratiquait le tennis et la gymnastique. Elle était une fille jolie et coquette, qui aimait s'habiller et se coiffer. Elle a été décrite comme une fille ouverte, compétente, organisée, gentille, battante, toujours de bonne humeur et souriante. Elle était parfois têtue car elle suspectait Jacques Bodet d'être impliqué dans le décès de son père. Très complice avec sa mère, elle voulait la protéger et s'opposait à sa relation avec Bodet. Corine Kupper n'avait pas accepté la présence de Bodet au domicile de sa mère. L'enquête relative à Jacques Bodet a mis en lumière de nombreux faits contraires à la morale. En 1981, il a tenté de se faire remettre le gros lot à la loterie en falsifiant un bulletin de jeu. En 1987, il a tenté une escroquerie à l'assurance en faisant brûler sa voiture. Durant 4 années, il a été victime de 6 accidents de travail pour vivre sous les indemnités de compagnies d'assurances. Bodet a multiplié les accidents de voiture. Le 25 janvier 1989, il conduisait une Citroën 2CV à Bullange lorsque celle-ci a dévalé un ravin. Sa femme a été tuée dans le véhicule qui a pris feu. Jacques Bodet disait avoir été éjecté. Mais l'enquête a démontré que Bodet avait assassiné Nicole Dahmen. Il a été condamné pour ces faits à 15 ans de prison par la cour d'assises de Liège en 1994. Jacques Bodet s'est aussi fait remarquer pour sa soif d'argent. Il est connu pour des faits de vol, de chèques sans provision , de vol d'explosifs, d'abus de confiance envers sa propre mère et de tentative d'évasion