La cour d'assises de Liège a entendu lundi de nouveaux témoins lors de la 6e journée du procès de Jacques Bodet, un Waimerais de 53 ans accusé d'avoir commis l'assassinat de Corine Kupper. La victime était opposée au projet d'installation de l'accusé auprès de sa maman. Jacques Bodet pourrait l'avoir supprimée pour cette raison. Corine Kupper, une jeune femme âgée de 20 ans, avait été découverte étranglée au domicile familial de Waimes le samedi 3 octobre 2009. Jacques Bodet avait été suspecté des faits. Il était le compagnon de la mère de la victime. Son ADN et des microfibres avaient été retrouvés sur le corps de Corine Kupper, sur une cordelière électrique et sur les chaussures de la victime. La cour doit encore entendre de nombreux témoins qui évoquent le contexte des faits ainsi que la personnalité des différents protagonistes du dossier. Les témoins entendus lundi matin ont de nouveau évoqué la personnalité de Corine Kupper. La jeune femme avait des projets professionnels. Elle était toujours étudiante mais elle travaillait le week-end comme jobiste dans un restaurant. Un témoin a précisé qu'elle aurait aimé reprendre ce restaurant. Un autre a précisé que Corine Kupper faisait des études de tourisme et qu'elle voulait travailler à plus long terme dans le même secteur que sa mère. Corine Kupper a de nouveau été décrite comme une fille sympathique, joyeuse et très liée à sa mère. Mais elle était opposée à la liaison qu'entretenaient sa mère et Jacques Bodet. Si sa mère n'y prêtait pas beaucoup d'attention, c'est le passé judiciaire de Bodet qui contraignait Corine Kupper. Corine n'aurait jamais accepté que Bodet s'installe chez sa maman car elle craignait qu'il récidive, a précisé un témoin. Selon une de ses amies, Corine Kupper était une fille adorable et douce. Elle avait été affectée par le décès accidentel de son père mais elle avait persisté dans ses études. A l'époque où elle étudiait à Liège, elle ne souhaitait pas vivre en kot. Elle préférait faire des déplacements quotidiens plutôt que de s'installer dans la ville. Intelligente et calme, elle était aussi sensible. Mais elle avait aussi du caractère. Le jour précédent son décès, elle avait répété qu'elle attendait avec impatience la livraison de sa nouvelle voiture. A l'époque des faits, Corine Kupper était célibataire. Elle avait rompu avec son précédent compagnon mais elle avait gardé de bons contacts avec lui. La victime avait un caractère fort et s'accrochait à ses positions. Face à Bodet, elle aurait été capable de l'injurier ou de dire ce qu'elle pensait de lui. Elle n'aurait pas accepté d'entamer la moindre discussion menant à un compromis, a annoncé un témoin. Les témoins ont également évoqué le caractère de Jacques Bodet. Il agissait en manipulateur face à Danielle Feyen et tentait de s'immiscer dans sa vie en profitant de sa naïveté. Mais Corine Kupper, opposée à son installation dans la maison familiale, dérangeait Jacques Bodet dans son projet.