Le psychiatre et le psychologue qui ont examiné Charles Matriche ont confirmé lors de leurs témoignages devant la cour d'assises que l'accusé n'était pas en état de démence lorsqu'il a tué Francis Happaerts. Le psychologue a confirmé mercredi matin que l'accusé ne relève pas de la loi de défense sociale. Il présente une personnalité impulsive mais est conscient de la portée de ses actes. Les faits reprochés à Charles Matriche s'étaient déroulés le 25 juillet 2012 vers 22 h 30. L'accusé s'était rendu dans l'appartement occupé par Francis Happaerts à Saint-Nicolas et lui avait porté une quarantaine de coups de couteau. La victime, âgée de 48 ans, était décédée après avoir été égorgée.Selon les experts psychiatres et psychologues, l'enfance de Charles Matriche a été marquée par la séparation de ses parents, survenue à l'âge de 12 ans. Cette séparation a entraîné une instabilité dans sa vie. L'accusé a vécu une scolarité morcelée et s'est vite montré fatigué des contraintes de l'école. Durant sa vie professionnelle, il avouait préférer glander que de travailler. Charles Matriche a parfois vécu comme SDF. Il a été impliqué dans quelques bagarres et a été exclu du chômage. Il a été profondément affecté par le décès de sa femme survenu lors d'une crise d'asthme. Ses capacités intellectuelles se situent dans la moyenne de la population. Le psychiatre Walter Denys l'a décrit comme un homme impulsif et irréfléchi. Selon l'expert, l'accusé est peut-être tombé dans un état de rage lorsqu'il a commis les faits et a procédé à une mise à mort furieuse. Il ne se trouvait par contre pas en état de démence au moment des faits et, malgré sa personnalité explosive, il ne relève pas de la loi de défense sociale.Le psychologue Serge Garcet a confirmé cette analyse et a insisté sur le mode de fonctionnement de l'accusé. Charles Matriche présente un mépris par rapport aux règles, un manque de remord et une difficulté d'endosser la responsabilité de ses actes. L'accuséprésente une personnalité égocentrique, avec une dimension impulsive. Son fonctionnement est antisocial et psychopathique. Selon le psychologue, Charles Matriche n'a peut-être pas anticipé son passage à l'acte. En raison de son fonctionnement impulsif, il ne pense pas aux conséquences de ses actes, tellement il est en colère lorsqu'il passe à l'action. Mais Charles Matriche sait ce qu'il fait et est conscient lorsqu'il passe à l'acte. - belga -