La cour d'assises de Liège a entendu lundi matin les derniers témoins de moralité au procès de Jean-Louis Felice , Mohamed Bouamar , Xavier Colet et Loïc Rob . Ces quatre Liégeois sont poursuivis pour avoir participé à une série de braquages dont un s'était terminé par la mort d'un homme. A l'occasion du témoignage d'un ophtalmologue, Mohamed Bouamar a prétendu être myope et inapte à la conduite nocturne. Il a réclamé un examen médical pour confirmer ses dires. Trois braquages de nuit sont reprochés aux quatre accusés. Il s'agit de l'attaque d'un night-shop de la rue du Cristal à Seraing le 16 février 2009, du braquage du café Le Cockerill de la place Kuborn à Seraing le 17 février 2009 et de l'attaque du night-shop de la rue Bonne-Femme à Grivegnée le 20 février 2009. Lors de cette dernière attaque, un des auteurs avait fait feu sur Monir Hossain qui avait été tué d'une balle de 9 mm. Un ophtalmologue a été désigné lors de l'enquête pour réaliser un examen de l'acuité visuelle de Jean-Louis Felice, l'accusé qui est désigné comme tireur lors du braquage commis le 20 février 2009. Ce spécialiste a exposé que Jean-Louis Felice ne voit plus que de l'oeil droit. Son oeil gauche est pratiquement mort. L'accusé conserve pour l'oeil droit une vision sans lunettes de 4 dixièmes et une vision complète avec lunette. Mohamed Bouamar, accusé d'avoir été chauffeur lors des faits, a profité du témoignage de cet expert pour faire remarquer qu'il présente lui aussi un défaut visuel. Il affirme qu'il est myope et qu'il ne dispose plus que d'une acuité de un dixième. Pour cette raison, il porte de lentilles qui rendraient la conduite nocturne impossible. Un examen ophtalmologique sera réalisé dans les prochaines heures pour évaluer la véracité de ce qu'il affirme. La cour a entendu les derniers témoins de moralité convoqués pour dresser un portrait de Loïc Rob, l'accusé le moins impliqué dans les faits. Les membres de son cercle familial ont évoqué un garçon qui n'avait jamais posé de difficulté durant son enfance. Il était un garçon très convenable. Ensuite, il a connu des difficultés durant ses études à l'adolescence. Il était très influençable. Ses parents ont été dépassés et Loïc Rob a connu la toxicomanie et la violence, sous l'influence de l'alcool. Loïc Rob a été impliqué dans des conflits avec ses parents. Une scène de dispute a été plus violente et a débouché sur un placement en institution. Depuis les faits qui lui sont reprochés, Loïc Rob semble avoir évolué très favorablement. Il a trouvé un travail stable et réalisé des travaux de plafonnage. Il a aussi acquis plus de maturité lors de la rencontre d'une fille qu'il a épousée. Loïc Rob est désormais père d'un petit garçon.