Les témoins de moralité d'Adrian Fundacescu ne se sont pas présentés jeudi matin devant la cour d'assises de Liège. Les proches de ce Roumain de 25 ans, accusé d'avoir violé et tué une habitante d'Aywaille, ont été convoqué dans leur pays mais n'ont pas effectué le voyage pour témoigner en sa faveur. Les faits reprochés à Adrian Fundacescu s'étaient déroulés à Aywaille la nuit du 20 au 21 mai 2011, vers 1 h 30. La victime âgée de 39 ans avait été agressée en pleine rue puis contrainte par la force de suivre son agresseur avant d'être violée, étouffée et étranglée. Lors de la quatrième journée du procès, la matinée devait initialement être consacrée aux auditions des témoins de moralité de l'accusé. Mais les proches d'Adrian Fundacescu ont refusé de se déplacer depuis la Roumanie. Leurs déclarations, présentes sous forme de procès verbaux dans le dossier d'instruction, ont été lues à l'audience. Adrian Fundacescu avait peu de relations en Belgique. Il avait uniquement fréquenté le milieu des forains et spécialement la famille d'Aywaille qui exploitait ses qualités physiques pour le montage des attractions. Il se montrait généralement très discret. Comme d'autres ouvriers roumains employés dans ce secteur, il recevait 150 euros par semaine de travail et était logé et nourri par ses employeurs. Il ne bénéficiait pas de jour de congé et n'avait pas le droit d'entrer dans la maison de ses employeurs. Adrian Fundacescu a été décrit tel un enfant tranquille qui ne posait pas de difficulté durant sa jeunesse. Il n'a pas fait de longues études car ses parents et proches ont préféré qu'il travaille. C'est ainsi que dès l'âge de 18 ans, il s'est retrouvé en Italie pour effectuer différents travaux. Il était par contre obligé de remettre une partie de ses revenus à son beau-père. Les témoins entendus en Roumanie ont dépeint l'accusé comme un homme timide, calme, respectueux et travailleur. Il était cependant plus agité quand il buvait. Les différentes parties civiles ont présenté leurs plaidoiries en fin de matinée. Me Molders, Me Gilissen, Me Biémar et Me Balaes ont contesté la version de l'homicide accidentel évoquée par l'accusé. Ils ont soutenu qu'Adrian Fundacescu a volontairement étranglé la victime. Son but n'était pas de la faire taire mais de la tuer, a insisté Me Molders. Le réquisitoire et les plaidoiries de la défense auront lieu ce jeudi après-midi.