Rhami Aygun a été emporté par un sentiment de dépossession lorsqu'il a tué sa femme le 24 août 2008, ont estimé les experts psychiatre et psychologue lors de leur témoignage mardi devant la Cour d'assises de Liège. L'accusé se considérait comme un homme supérieur aux femmes sur l'échelle de la hiérarchie. Il n'a pas supporté que Zeynep Arpaci reprenne sa liberté. Rhami Aygun, qui avait tué son ex-épouse Zeynep Arpaci de six balles à Cheratte le 24 août 2008, a été examiné par un psychiatre et un psychologue. Il leur a retracé au cours de ces expertises les grandes étapes de sa vie. Selon le psychiatre Denys, Rhami Aygun a été emporté par un sentiment de dépossession lorsqu'il a tué sa femme. L'expert estime que ce n'était pas de la jalousie qu'il éprouvait à l'égard de son épouse car il ne l'aimait pas. Il n'éprouvait pas d'affection à son égard mais un sentiment de possession, une vieille idée liée aux traditions de sa culture. Mercredi, la Cour entendra les plaidoiries des avocats de la partie civile et de la défense ainsi que le réquisitoire de l'avocat général Gillet. La délibération des jurés sur la culpabilité est envisagée pour jeudi matin.