Pour le bureau d'experts Syndex, consultant mandaté pour éclairer le comité d'entreprises européen d'ArcelorMittal, c'est bien la fermeture de la phase à chaud qui a fragilisé tout l'édifice en aval, peut-on lire dans le journal Le Soir mercredi. En outre, le plan de modernisation des quelques lignes à froid restantes est jugé peu crédible par le bureau. Dans son rapport, Syndex pointe aussi la mauvaise forme actuelle du sidérurgiste, qui perd des parts de marché en Europe, due à sa stratégie. Enfin, diverses études tablent sur une reprise graduelle de la demande d'acier en Europe dans les deux ans. Mais, compte tenu de la fermeture des phases à chaud de Liège et Florange, ArcelorMittal serait alors incapable de suivre la demande et d'assurer un approvisionnement correct de ses lignes à froid. Et d'autres sites en tireraient le bénéfice. Les syndicats s'appuient sur ce rapport pour réaffirmer l'importance de suivre la piste d'un repreneur indépendant de Mittal.