Monseigneur Delville, l'Evêque de Liège, a rencontré mardi matin sur le site de Tilleur une délégation syndicale composée de représentants de la FGTB et de la CSC. L'Evêque de Liège a tenu à témoigner sa solidarité avec les ouvriers et employés d'ArcelorMittal au moment où les négociations sur le volet social entrent dans une phase critique. Mgr Delville a souhaité faire écho aux appels répétés du pape François à lutter contre la mondialisation de l'indifférence. Si la globalisation peut être un bienfait, elle peut aussi provoquer un mécanisme de déresponsabilisation qui conduit à l'indifférence par rapport au sort d'hommes et de femmes écrasés par des enjeux économiques qui les dépassent, a rappelé l'Evêque de Liège. Il considère également que ces mesures de restructuration et de fermeture d'entreprises, particulièrement dans le secteur historique de la sidérurgie dans le bassin liégeois, ôtent toute humanité à des travailleurs qui deviennent des pions déplacés ou supprimés sur l'autel de la rentabilité maximale. Les syndicats apprécient ce soutien. Ils attendent cependant des autorités religieuses mais également politiques des mesures concrètes lorsque les licenciements seront actés. Pour faire face aux difficultés financières ou liées au logement, nous attendons que ces soutiens, quels qu'ils soient, activent leurs leviers. La situation reste tendue à ArcelorMittal puisque les sites de Kessales et Ramet, qui avaient repris le travail, sont à nouveau à l'arrêt. Une assemblée générale se tient actuellement chez TDM à Marchin, site en arrêt de travail depuis lundi.