La direction du sidérurgiste ArcelorMittal à Liège a mis fin, lors du Conseil d'entreprise extraordinaire de ce mardi, à la phase 1 de la procédure Renault entamée lors de l'annonce, en en octobre dernier, de l'arrêt de la phase à chaud liégeoise. La deuxième phase, soit la négociation directe du plan social, va dès lors pouvoir commencer. Une décision qui n'agrée pas, c'est peu dire, les organisations syndicales, qui étaient venues avec la synthèse de leurs Propositions alternatives pour sauver la phase liquide. La direction n'a même pas pris une demi-heure pour étudier notre document de 140 pages et nous répondre que nos propositions n'étaient pas crédibles car ils ne veulent ni céder, ni vendre leurs outils, explique Robert Rouzeeuw, président de la délégation FGTB-Metal. Il n'y a eu aucun échange constructif sur nos propositions, aucune information sur l'avenir du froid, déplore David Camerini, président de la délégation CSC-Metea. Nous devons donc constater que, selon nous, les obligations légales de la première phase de la procédure Renault n'ont pas été respectées. La direction a par ailleurs fait savoir aux organisations syndicales qu'elle ne poserait aucun acte susceptible de mettre en péril les outils de la phase liquide d'ici la fin juillet, afin de laisser aux syndicats le temps de présenter leur plan de sauvetage aux autorités régionales. Mais ce délai d'un mois est beaucoup trop court, fulminent les syndicats, qui ont d'ores et déjà pris contact avec les autorités régionales pour qu'elles fassent pression sur ArcelorMittal pour allonger le délai. Cela fait huit mois qu'on négocie dans le cadre de la procédure Renault, il n'est plus temps de tergiverser : le politique doit sortir du bois maintenant, insiste David Camerini