Le gouvernement fédéral prend ses responsabilités dans la gestion du conflit chez ArcelorMittal, a assuré mercredi le Premier ministre Elio Di Rupo, appelé par le MR à faire pression sur le groupe sidérurgique. Celui-ci est jugé coupable de ne pas respecter ses engagements à Liège après l'annonce du retrait d'un plan d'investissement de 138 millions d'euros dans la phase à froid consécutive au blocage des négociations concernant la fermeture de la phase à chaud. Comme indiqué dans ce type de situation, la ministre de l'Emploi a désigné un conciliateur social. La priorité est à la reprise du dialogue social entre les travailleurs et la direction d'ArcelorMittal, a indiqué le Premier ministre cité par son porte-parole. Le gouvernement wallon multiplie par ailleurs les contacts pour trouver une solution, a rappelé M. Di Rupo. Le gouvernement fédéral continue à suivre de très près la situation et accompagnera les efforts du gouvernement wallon, a-t-il ajouté. Rappelant l'implication des Premiers ministres Guy Verhofstadt et Yves Leterme lors de drames industriels précédents, le président du MR, Charles Michel a indiqué mercredi que le gouvernement doit utiliser tous les moyens politiques et juridiques pour faire pression sur ces grandes entreprises y compris dans l'espace européen. C'est une tradition de voir le Premier ministre s'impliquer, a relevé pour sa part le chef de groupe MR à la Chambre Daniel Bacquelaine, partenaire de majorité. Son homologue au Sénat, la députée régionale liégeoise Christine Defraigne, qui siège dans la majorité au fédéral mais dans l'opposition au Parlement wallon, a également invité le chef du gouvernement à s'impliquer. Elle a en outre appelé le ministre de l'Economie Johan Vande Lanotte à entreprendre des démarches auprès de l'OCDE, ArcelorMittal se voyant reprocher un non respect du code de bonne conduite. Le vice-premier ministre MR Didier Reynders a estimé que le gouvernement fédéral devait être aux côtés de la Région et du personnel pour examiner une série d'initiatives qu'il est possible de prendre, notamment sur la scène européenne. La vice-première ministre PS Laurette Onkelinx a indiqué qu'à ce stade il convenait d'attendre la médiation mise en place par la ministre de l'Emploi.